Meurtre de trois gendarmes : le procureur évoque un « carnage »

Source AFP
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Le procureur a décrit « des centaines et des centaines de douilles, la maison incendiée, un individu surarmé ». 
Le procureur a décrit « des centaines et des centaines de douilles, la maison incendiée, un individu surarmé ».

Le profil du meurtrier se précise. Frédérik L., l'homme qui a tué trois gendarmes dans la nuit du mercredi 23 décembre à Saint-Just (Puy-de-Dôme) était « extrêmement déterminé à faire un carnage », a affirmé le procureur de la République de Clermont-Ferrand.

« C'est une véritable scène de guerre à laquelle nous avons tous été confrontés ce matin. Des centaines et des centaines de douilles, la maison incendiée, un individu surarmé », a relevé devant la presse Eric Maillaud. Après avoir incendié sa maison, laissé trois gendarmes au sol et blessé un quatrième, Frédérik L. a pris la fuite au volant de son 4x4 dont il a perdu le contrôle environ un kilomètre et demi plus loin, et versé sur le côté gauche à flanc de colline.

Pratique du tir sportif, formation militaire?

Protégé par un gilet pare-balles, son corps a été retrouvé à proximité de son véhicule. Le père de famille, qui avait suivi une formation militaire, avait à ses côtés tout un arsenal : un pistolet Glock à la main, un fusil d'assaut équipé d'un silencieux, d'une torche et d'un système de visée laser et quatre couteaux à sa ceinture. Les premiers éléments recueillis par le médecin légiste orientent les enquêteurs vers la piste du suicide avec l'une de ses armes.

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Frédérik L. était arrivé dans la région il y a quatre ans, et suivait une formation d'élagueur. Pratiquant de tir sportif, il se disait catholique très pratiquant [...] Lire la suite