Meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti en 1986: un crâne retrouvé, des expertises en cours

Meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti en 1986: un crâne retrouvé, des expertises en cours
Des gendarmes français contrôlent l'accès à un chantier de fouilles. (Image d'illustration) - FRANCOIS NASCIMBENI © 2019 AFP
Des gendarmes français contrôlent l'accès à un chantier de fouilles. (Image d'illustration) - FRANCOIS NASCIMBENI © 2019 AFP

Les aveux du suspect, 36 ans plus tard, avaient suscité la "joie" des proches de Marie-Thérèse Bonfanti. Les dernières trouvailles pourraient-elles être une étape cruciale dans l'enquête? Alors que des fouilles sont organisées depuis septembre pour retrouver le corps de la jeune femme tuée en 1986, le procureur de Grenoble Eric Vaillant annonce ce vendredi qu'un crâne et un ossement partiel ont été retrouvés dans le secteur indiqué par le meurtrier présumé.

"Le mercredi 26 octobre, ces fouilles méthodiques ont permis la découverte d'un crâne humain à environ 65 mètres du lieu de dépose supposé du corps de la victime indiqué par le mis en examen", détaille le procureur dans un communiqué ce vendredi.

"Par ailleurs, un ossement partiel dont la nature humaine n'est pas confirmée, un bouton-pression et un bout de tissu ont également été mis au jour au cours des différentes phases de recherches", ajoute-t-il.

Des expertises à venir pour confirmer

Cependant, prévient Eric Vaillant, pour l'heure, rien si ce n'est la localisation de la découverte ne permet de confirmer qu'il s'agit bien des restes de la victime. Des expertises complémentaires doivent être menées, "destinées à confirmer la nature féminine du crâne découvert et son identité ADN".

Le 22 mai 1986, Marie-Thérèse Bonfanti, mère de famille de 25 ans, se volatilise après avoir garé sa voiture près de la gare de Pontcharra, où elle a l'habitude de distribuer des journaux. Son sac à main est retrouvé dans le véhicule et les clés sont toujours sur le contact, mais elle ne donne aucun signe de vie.

Les premières recherches n'ont pas abouti sur l'arrestation d'un quelconque suspect, et l'enquête a fait l'objet d'un non-lieu. Les investigations ont cependant repris grâce à l'ouverture du pôle "Cold Case" de Nanterre, permettant de nouveaux interrogatoires. Un homme, déjà suspecté à l'époque mais relâché faute de preuves suffisantes, a finalement avoué avoir tué Marie-Thérèse Bonfanti.

Aujourd'hui âgé de 57 ans, il a été mis en examen pour "enlèvement", "séquestration" et "meurtre". Ce sont ses indications sur la localisation du corps qui ont mené les enquêteurs à la découverte du crâne et de l'ossement.

Article original publié sur BFMTV.com