Meurtre de Khashoggi : pourquoi Joe Biden a-t-il changé de ton face à l'Arabie Saoudite ?

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Tout sauf une crise ouverte. Les Etats-Unis ont publiquement accusé vendredi le prince héritier d'Arabie saoudite d'avoir "validé" l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018, sanctionnant certains de ses proches, sans aller jusqu'à punir le puissant dirigeant dans l'espoir d'éviter la "rupture" avec cet allié-clé. "Joe Biden prend prudemment ses distances avec cette affaire", analyse Nicole Bacharan, politologue spécialiste des Etats-Unis, invité d'Europe 1 samedi. 

"Joe Biden a besoin de l’Arabie Saoudite"

Le rapport, déclassifié à la demande du président Joe Biden alors que son prédécesseur Donald Trump l'avait gardé secret, souligne que le jeune dirigeant saoudien disposait d'un "contrôle absolu" des services de renseignement et de sécurité, "rendant très improbable" une telle opération sans son "feu vert". Ryad a "rejeté totalement les conclusions fausses et préjudiciables". Bien que directement mis en cause, Mohammed ben Salmane ne fait pas partie des personnes sanctionnées. 

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"Cela fait longtemps qu’on sait que toute l'affaire vient directement d’en haut. Mais il n'y aura pas de sanctions directes contre le prince lui-même parce que Joe Biden a besoin de l’Arabie Saoudite pour contenir l’Iran, pour lutter contre les groupes terroristes, pour poursuivre les négociations dans tout le Moyen-Orient dans le cadre d'accords de paix avec Israël. Par peur, aussi, que les Saoudie...


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