« Le meurtre de Harriett Monckton » : un cold case fascinant d’Elizabeth Haynes

© Éditions Mauvaise Graine

Tous les protagonistes du livre ont donc existé. La victime, Harriett, son amie l’institutrice Frances Williams, avec laquelle elle aurait eu une aventure et dont la vie sera d’ailleurs copieusement étalée lors des audiences préliminaires. Côté messieurs évidemment, on est dans le suspect potentiel. À commencer par Richard Field, le fabricant de vernis et qui habite Londres. Le premier amour. Quand il est interrogé par la Cour, il confirme que lui et Harriett étaient de bons amis. On peut le dire. D’ailleurs il a fini par en épouser une autre.

Des hommes bien sous tous rapports

Le révérend George Verrall, le confident de Harriett, l’homme d’église au-dessus de tout soupçon. La romancière se fait un plaisir de nous d’écrire les scènes où il abuse de la jeune femme. Un salopard en soutane. Les pires. Thomas Church, celui dont on dit qu’il a l’esprit lent. Qui ne parle jamais sans l’aval de son père, l’amoureux transi de Harriett.

En bref, que des hommes bien sous tous rapports qui ont eu affaire à cette dernière d’une façon ou d’une autre, qui ont été sensibles à son charme physique et même spirituel. Ne faisait-elle pas partie des ouailles les plus assidues de la chapelle de Bromley, une petite ville au sud-est de Londres. C’est justement là, à l’arrière du bâtiment qu’elle est retrouvée morte, le visage brûlé à l’acide.

Luxure, vice et mensonge

Il y a un petit côté papillonnant chez Harriett qui est un peu agaçant. C’est vrai. Mais au fond pourquoi n’aurait-elle pas le droit de...


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