Meurtre de Fiona: vingt et dix-huit de prison en appel pour ses parents

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La cour d'assises du Rhône a condamné mercredi Cécile Bourgeon, la mère de Fiona morte en 2013, à 20 ans de réclusion criminelle et son ex-compagnon Berkane Makhlouf à 18 ans, à l'issue d'un nouveau procès en appel à Lyon.

La cour d'assises du Rhône a condamné mercredi Cécile Bourgeon, la mère de Fiona morte en 2013, à 20 ans de réclusion criminelle et son ex-compagnon Berkane Makhlouf à 18 ans, à l'issue d'un nouveau procès en appel à Lyon.

A l'énoncé du verdict, Cécile Bourgeon - condamnée à 5 ans de prison en première instance - et Berkane Makhlouf - condamné à 20 ans de prison en première instance et incarcéré depuis 2013 - n'ont pas eu de réaction visible.

Ils étaient accusés d'avoir porté des coups fatals à la fillette de cinq ans, d'avoir dissimulé son corps, jamais retrouvé depuis les faits et d'avoir fait croire pendant plusieurs mois à la disparition de Fiona.

Les deux condamnés disposent d'un délai de 5 jours pour interjeter un nouveau pourvoi en cassation.

Le ministère public avait requis 30 ans de réclusion contre l'ancien couple

Mardi, le ministère public avait requis 30 ans de réclusion contre l'ancien couple, estimant que Berkane Makhlouf avait frappé la fillette et que le procès avait mis au jour "toutes les preuves de la complicité de Cécile Bourgeon", mettant en avant sa personnalité trouble et son manque d'affect face aux enquêteurs.

"C'est un grand contentement, le jugement c'est le relatif et la justice c'est l'absolu. C'est le cas aujourd'hui, c'est une victoire pour la justice, pour Fiona, pour les parties civiles", a réagi peu après le verdict Me Rodolphe Costantino, représentant l'association Enfance et partage, partie civile au procès.

L'important "c'est que la responsabilité d'une mère, seul rempart contre les violences contre un enfant, a été reconnue ici".

En 2016, en première instance, à Riom (Puy-de-Dôme), Berkane Makhlouf avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour avoir porté des coups mortels(...)


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