Meurtre de la famille Troadec: "Jean", l'enfant qui a tout su

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Après les crimes de son père, il se présentait comme "l'enfant de l'affaire Troadec" et faisait des dessins morbides. Aujourd'hui âgé de 12 ans, le fils des coaccusés imprègne les débats du procès Troadec, en dépit de son absence.

Il a changé d'identité depuis le drame mais les médias ont pris l'habitude de le nommer "Jean". A la barre, les responsables de l'aide sociale à l'enfance du Finistère le désignent, eux, comme "l'enfant". "L'enfant était dans la véranda (de sa grand-mère) en train de dessiner", raconte ainsi Tiffany Blondel, cheffe d'équipe au conseil départemental du Finistère, qui était allée le chercher le 8 mars 2017 peu après l'incarcération de ses parents.

Sur le dessin, Mme Blondel se souvient de "quelque chose d'assez morbide", des "tuyaux avec du sang qui coule". "Il est venu avec nous sans difficulté", poursuit-elle, en décrivant la logorrhée de "l'enfant" dans la voiture, qui parlait chevaliers et Moyen-âge "dans un discours très élaboré".

"C'est un enfant qui exprime peu d'émotions. Il n'a pas pleuré, il était dans son monde", ajoute-t-elle.

Notre vidéo sur l'affaire Troadec

Dans le box, son père Hubert Caouissin, 50 ans, écoute sans réaction apparente. Il est jugé pour avoir tué à coups de pied de biche Brigitte et Pascal Troadec, l'oncle et la tante maternels de "Jean", ainsi que ses cousins Sébastien (21 ans) et Charlotte (18 ans). Sa mère Lydie Troadec, 52 ans, comparaît libre pour modification de scène de crimes et recel de cadavre.

Le garçon était chargé de surveiller BFMTV

Après les meurtres, dans la nuit du 16 au 17 février 2017 à Orvault, près de Nantes, ses parents laissent "Jean", 8 ans, plusieurs nuits seul dans leur ferme isolée de Pont-de-Buis (Finistère), pendant qu'ils vont nettoyer la scène de crime et récupérer les corps. Dans les jours suivants, le garçon est chargé de surveiller BFMTV en quête d'informations sur l'enquête policière. A une éducatrice, il dira avoir vu "une barre de fer avec un bout pointu(...)


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