Meurtre d'Angélique: aux assises, les enquêteurs face au «monstre froid»

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"En apparence, il nous a semblé être un monsieur Tout-le-monde", raconte devant les assises du Nord une policière de brigade criminelle, qui avait participé à sa garde à vue en 2018. "Mais après avoir creusé, il nous est apparu comme un véritable prédateur sexuel"

"Un monstre froid": les enquêteurs sont revenus mercredi sur les aveux "détaillés" et sans "émotion" de David Ramault, jugé à Douai pour le viol et le meurtre d'Angélique, 12 ans, racontant ses "précautions" pour effacer ses traces. "En apparence, il nous a semblé être un monsieur Tout-le-monde", raconte devant les assises du Nord une policière de brigade criminelle, qui avait participé à sa garde à vue en 2018. "Mais après avoir creusé, il nous est apparu comme un véritable prédateur sexuel", capable de s'organiser pour "se débarrasser du corps de sa victime et se soustraire à la justice", résume-t-elle.

Lorsqu'il est interpellé le 28 avril au soir, grâce notamment au Fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes, où il figurait après une condamnation pour viol de mineure en 1996, Angélique a disparu depuis trois jours. "C'est moi qui l'ai enlevée, je l'ai violée, je l'ai étranglée", avoue-t-il immédiatement aux enquêteurs. Il livre alors le "récit glacial" de chaque détail du crime, de manière "précise et circonstanciée", restant "totalement impassible", se souvient la policière. "C'est seulement lorsqu'on lui demande comment il peut rester de marbre" devant ces horreurs "qu'il se met à pleurer pour la première fois", souligne-t-elle. Il avouera son attirance pour les "très jeunes filles" et la pornographie violente impliquant "des femmes attachées", contraintes.

À lire, notre reportage de 2018 sur le meurtre d'Angélique

"Douloureuse" découverte

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