Meurtre d'Alexia Daval : ses parents n'ont « rien vu venir »

Par LePoint.fr
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Les parents d'Alexia Daval, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, arrivant au tribunal de Besançon, le 7 décembre 2018. 
Les parents d'Alexia Daval, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, arrivant au tribunal de Besançon, le 7 décembre 2018.

« C'est nous qui avons pris perpétuité. » À quelques jours de l'ouverture du procès Alexia Daval, les parents d'Alexia, Isabelle et Jean-Pierre Fouillot, se sont exprimés sur France Info. Jonathann Daval est « un garçon qu'on a aimé, puis, au fil du temps, on a découvert un personnage qu'on ne connaissait pas », déclare Isabelle Fouillot. « Je ne sais pas s'il a menti à sa famille. Il a divers visages et on était loin de le connaître. Il n'a pas dû aimer Alexia ni nous aimer avec tout ce qu'il nous a fait en nous accusant de meurtre et en tuant sa femme », ajoute-t-elle.

Le procès, qui s'ouvre lundi 16 novembre à Vesoul (Haute-Saône), leur permettra de mettre « le mot coupable », mais il « ne changera pas [leur] douleur ». « On n'a jamais rien vu venir, c'est ce qu'on se reproche, moi et mon épouse. [?] On n'a rien décelé de tous ses mensonges, aussi bien avant le drame qu'après », explique Jean-Pierre Fouillot. « Il agissait comme un vrai mari éploré. » « Les messages d'amour, nous, on y croyait », souligne la mère d'Alexia Daval, qui estime que si Jonathann Daval n'avait pas été arrêté, « il serait encore là avec nous ». « Alexia me manque terriblement. Il ne se passe pas une journée sans qu'on pleure », confesse Isabelle Fouillot.

Un sentiment de « propriété »

Pour elle, le procès de Jonathann Daval sera « bien sûr » le procès d'un féminicide. « C'est une histoire récurrente des violences faites aux femmes où ce serait toujours la femme qui l'a cherché [...] Lire la suite