Meurtre d’un agent du fisc : l’enquête se dirige vers un acte prémédité

Gabriel Attal s'est rendu à Arras aux côtés des collègues du contrôleur du fisc assassiné dans l'exercice de ses fonctions.  - Credit:AMAURY CORNU / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Gabriel Attal s'est rendu à Arras aux côtés des collègues du contrôleur du fisc assassiné dans l'exercice de ses fonctions. - Credit:AMAURY CORNU / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

« Nous avons le cœur brisé », déclarait Gabriel Attal mardi 22 novembre à Arras, au lendemain du meurtre d'un agent du fisc en fonction par un brocanteur. Plus tard dans la journée, le procureur de la République d'Arras, Sylvain Barbier Sainte-Marie, a indiqué lors d'un point de presse que « les premiers éléments de l'enquête » semblaient « se diriger vers un acte prémédité » : « Nous avons retrouvé sur place des colliers de serrage » avec lesquels l'inspecteur principal tué et une collègue ont été attachés, et « ces liens avaient été probablement achetés avant les faits », sachant qu'un rendez-vous avait été fixé pour le contrôle, a mis en avant le procureur.

Le brocanteur, 46 ans, qui avait séquestré la victime et une collègue, se serait ensuite donné la mort par arme à feu, a indiqué le parquet d'Arras lundi soir, sans s'étendre sur ses possibles motivations. L'accès à son domicile, dans un corps de ferme décati en briques rouges du village de Bullecourt (Pas-de-Calais), était bloqué mardi par les gendarmes, qui allaient et venaient dans la cour, a constaté une journaliste de l'AFP. La victime, un inspecteur principal des finances publiques de 43 ans, a été retrouvée morte, « probablement à la suite de coups de couteau », selon le parquet.

« C'est de plus en plus tendu »

Ce fonctionnaire s'était rendu lundi aux alentours de 15 heures au domicile de l'entrepreneur en compagnie d'une inspectrice « pour effectuer une vérification de la comptabilité », et tous [...] Lire la suite