Meurtre en centre d'asile à Pau : l'agresseur soudanais mis en examen et écroué

Hugo Septier avec AFP
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il a été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Pau, a indiqué la procureure de la République de cette ville.

Deux jours après l'agression mortelle survenue dans un centre d'asile a Pau, qui a coûté la vie à l'un des responsables de l'établissement, l'enquête se poursuit. L'auteur présumé des faits, un Soudanais de 38 ans, a été mis en examen ce dimanche pour assassinat et a été écroué, a annoncé le parquet.

Au terme de sa garde à vue, qui avait été prolongée samedi, l'homme a été présenté dimanche à un juge d'instruction, mis en examen, et placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Pau, a indiqué la procureure de la République de cette ville Cécile Gensac dans un bref communiqué.

Il est poursuivi pour avoir agressé vendredi à coups de couteau -13 plaies ont été recensées- le chef de service du Centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada) Isard-COS de Pau, où il avait été pris en charge il y a quelques années. La victime, un père de famille de 46 ans, travailleur social expérimenté et rompu aux dossiers d'asile, est morte de ses blessures peu après l'agression.

Le suspect pas fiché pour radicalisation violente

En France depuis 2015, et bénéficiant jusqu'à novembre dernier d'un statut de protection internationale subsidiaire, le mis en cause était voué à une expulsion prochaine, en raison de condamnations pour violences qui lui ont valu de la prison entre janvier 2017 et août 2018. Il n'avait pas répondu fin 2020 à deux convocations pour lui signifier la fin de son autorisation de séjour.

En garde à vue, l'homme a expliqué aux enquêteurs qu'il "nourrissait des reproches" envers le Cada Isard-COS de Pau, et considérait "que sa situation n'a(vait) pas été correctement traitée", avait indiqué la procureure samedi.

Redoutant d'être renvoyé au Soudan en guerres, il était venu vendredi pour obtenir de cet organisme "un papier à l'attention de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) afin de permettre son maintien sur le territoire national", selon Mme Gensac.

L'agresseur n'était "ni signalé ni fiché dans le cadre de la radicalisation violente, et les éléments recueillis permettent d'écarter toute intention terroriste", avait-elle souligné.

Article original publié sur BFMTV.com

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