Les obsèques d'Aurélie Châtelain auront lieu mercredi

Les obsèques d'Aurélie Châtelain, la jeune femme tuée par Sid Ahmed Ghlam dimanche 19 avril à Villejuif, auront lieu mercredi 29 avril, a annoncé la mairie de Caudry (Nord), d'où était originaire la jeune fille.

La cérémonie se tiendra à la basilique Saint-Maxellende à 14h30. Le corps reposera la veille au salon funéraire, et les visites seront autorisées de 15h00 à 18h30, précise la mairie sur son site internet.

Un rassemblement républicain aura également lieu ce dimanche 26 avril à 11h45 dans la ville où la professeure de fitness a été conseillère municipale.

Au mauvais endroit au mauvais moment

Aurélie Châtelain déjeunait dans sa voiture, dimanche 19 avril, lorsque sa route a croisé celle de Sid Ahmed Ghlam. Ce dernier – dans l’optique de réaliser ses sombres desseins – souhaitait lui voler son véhicule.

Le tueur présumé, étudiant franco-algérien de 24 ans, est présentement en garde à vue prolongée. En plus d’être soupçonné d’avoir été sur le point de perpétrer une série d’attaques terroristes, tout indique que le jeune homme serait l’auteur du coup de feu qui a coûté la vie d’Aurélie.

« Je ne souhaite qu’une chose : que la peine de mort soit rétablie »

A Caudry (Nord), une photo de la professeure de fitness a été déroulée aux côtés du drapeau en berne sur la façade de la mairie. Un hommage à celle qui a, peut-être, aidé à sauver plusieurs vies.

La jeune femme de 32 ans était une ancienne conseillère municipale de la petite ville du Nord. Elle s’était rendue à Villejuif (Val-de-Marne) dans le but de suivre un stage de gymnastique Pilates.

Accablé par le chagrin, le père d’Aurélie a fait savoir qu’il ne souhaitait plus recevoir de journalistes. Dans un bref entretien accordé à l’AFP, il précise que sa fille « sans le savoir, a sauvé des vies ». L’homme ajoute encore que la seule chose qu’il souhaite désormais serait « de voir la peine de mort rétablie ». « C’était ma fille », justifie-t-il.

« Elle s’est retrouvée dans un système qui nous dépasse tous  »

Dans la petite ville de 14.000 habitants dont Aurélie était originaire, l’émotion est partout.

Devant la mairie, Claude, retraité ayant côtoyée la jeune femme au conseil municipal entre 2008 et 2014, soupire, immortalise le portrait accolé à la façade à l’aide de son téléphone portable. « C’est le destin, la fatalité. Elle parlait beaucoup de son stage, elle était partie pour quelque chose de joyeux, elle s’est retrouvée dans un système qui nous dépasse tous », conclu-t-il.              

Une collecte de don pour la fille d’Aurélie

Aurélie Châtelain n’était pas seulement la jeune femme souriante et dynamique que l’on a pu découvrir sur les photos : c’était aussi la mère d’une petite fille de cinq ans. A l’entrée de la mairie de Caudry, une urne a été placée pour recueillir les dons à l’adresse de la fillette. A côté, un livre d’or a été placé pour que les habitants puissent témoigner de leur soutien.

« Sans le vouloir, ils ont fait d’elle une martyre »

Sébastien, postier à Caudry, côtoyait Aurélie dans le cadre de son travail. « C’était une femme souriante, belle, qui parlait avec toutes les personnes », confie-t-il à l’AFP.          

Un journaliste local raconte encore : « Il y a 15 jours, on a tourné un reportage dans lequel on voyait Aurélie. On a hésité à mettre en ligne la vidéo, mais des gens nous ont dit qu’ils voulaient la voir, comme un hommage. D’autres personnes nous on remerciés de leur avoir présentée, au travers des images ».

Il ajoute ensuite : « Sans le vouloir, ils ont fait d’elle une martyre. Son décès a fait éviter, indirectement, des dizaines, voire des centaines de victimes ».

La Légion d’honneur pour Aurélie ?

Le maire de Caudry, quant à lui, a fait savoir qu’il déposerait une demande afin que Aurélie Châtelain reçoive la Légion d’honneur à titre posthume.

A Caudry, une marche blanche est prévue dimanche prochain un peu avant midi. Soit une semaine jour pour jour après la mort d’Aurélie Châtelain. Une marche blanche aura également lieu samedi à Villejuif.