Mettre à jour la sécurité routière dans l’Union européenne

La Commission européenne veut actualiser les exigences en matière de permis de conduire. L'objectif est de renforcer la sécurité routière dans l'UE.

L'institution propose par exemple une période probatoire de deux ans après la réussite de l'examen et une règle de tolérance zéro en matière de conduite en état d'ivresse pour ces nouveaux conducteurs.

"Nous voulons aussi mettre à jour ce que les conducteurs doivent faire pour obtenir un permis. Nous proposons que les examens de conduite se concentrent davantage sur les facteurs de risque et la perception des dangers", ajoute la Commissaire européenne en charge du Transport, Adina Valean.

Plus de 20 000 personnes ont perdu la vie l'année dernière sur les routes européennes. 40% de ces accidents ont impliqué un conducteur de moins de 30 ans. La Commission rappelle que l'Union cherche à tendre vers le zéro décès sur la route en 2050.

"Par exemple, l'Autriche pratique un examen du permis de conduire en plusieurs étapes pour les conducteurs débutants. Et nous pouvons voir dans les chiffres que de plus en plus de personnes échouent à leur permis de conduire. Nous serions heureux que d'autres États membres adoptent cette formation en plusieurs étapes de l'Autriche afin d'accroître la sécurité routière des conducteurs débutants", explique Martin Filzen de l’Association européenne des clubs automobiles.

La Commission veut aussi renforcer la coopération entre les 27 en matière de respect des règles de conduite. Selon l'institution, des millions d'infractions sont commises en toute impunité car les auteurs, venus d'autres pays membres, ne sont pas identifiés ou les paiements ne sont pas exécutés.

Elle propose aussi une interdiction de conduire dans l'ensemble de l'Union pour tout conducteur considéré dangereux, comme par exemple dépasser de 50 km/h les limites de vitesse.

"Si quelqu'un conduit de manière dangereuse et qu'un État membre de l'UE juge approprié de lui retirer son permis de conduire, cette personne ne devrait pas être autorisée à conduire dans un autre pays de l'UE", insiste la Commissaire.

La Commission souhaite aussi la création d'un permis de conduire numérique pour l'Union. Il ne s'agit pour le moment que de propositions, le texte doit maintenant être négocié avec les Etats membres et le Parlement européen.