Mettons à disposition les établissements scolaires pour lutter contre le coronavirus

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Nous assistons avec admiration au travail de millions de médecins, soignants, personnels médico-sociaux, chercheurs, bénévoles, etc., engagés dans le contrôle et les soins de l’épidémie du COVID-19. Ils luttent avec peu de moyens contre ce virus dont l’impact a été largement sous-évalué par nos autorités.

Le contexte français est comparable à l'épidémie italienne, principalement en termes d’expansion des cas, accès limité aux outils de prévention et de dépistage (masques, lunettes, combinaison jetable, tests), disponibilité de thérapie intensive et temporalité des mesures déployées. Une épidémie qui, le 21 mars, a compté 800 décès en un seul jour et qui est loin d’atteindre son pic prévu à mi avril selon les estimations consternantes des épidémiologistes italiens. Il va survenir approximativement dix jours plus tard en France, soit vers le 25 avril.

Adopter au plus vite des mesures complémentaires

Nous ne sommes tragiquement qu'au début de l'épidémie, le décalage avec l'Italie suggère que le moment est venu d'adopter au plus vite des mesures complémentaires afin d'éviter l’explosion de la population hospitalière et le burn-out du personnel médical ainsi que faciliter un confinement efficace et salubre des populations les plus précaires et les plus à risque. Nous demandons donc une meilleure coordination entre les structures associatives ou les chercheurs de terrain et les pouvoirs publics.


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