#MeTooThéâtre : "J'ai abandonné ce rêve d'être actrice car je ne voulais pas y laisser mon corps"

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Sous le #MeTooThéâtre, des milliers de récits se suivent et se ressemblent. Ceux de comédiennes souvent très jeunes qui dénoncent l’emprise de certains metteurs en scène et professeurs de théâtre. Leurs regards déplacés, des attouchements sur scène ou dans les coulisses, parfois des viols : "Cette violence, c’est notre quotidien" raconte Camille, étudiante en théâtre. "Quand je vois le hashtag, ce n’est pas une surprise, ce n’est pas une sidération : tout le monde le sait", affirme-t-elle, en expliquant qu'"il y a tellement de noms" qui circule". "Il y a des prédateurs, des manipulateurs : dès les cours au collège j'en ai fait les frais, tout comme d'autres filles autour de moi", insiste l'étudiante.

Les metteurs en scène ne sont pas les seuls mis en cause, les témoignages évoquent également des professeurs. "J'ai eu le même prof pendant les cinq ans. Au début, il est un peu proche de nous et je pensais vraiment simplement que c'était parce qu'on était de bonnes actrices et qu'il nous appréciait", raconte Sonia. Elle rêvait d'être comédienne, elle a commencé les cours de théâtre à l'âge de onze ans. En grandissant, "je me suis rendue compte qu'il était un peu trop proche". Lors de ses cours de théâtre, ses camarades et elle se changeaient sur scène, faute de vestiaire. "Parfois pendant ce temps, il se permettait de nous toucher avec une main sur notre dos, l'autre sur notre ventre, il nous touchait les cuisses. C'était très furtif, mais c'était vraiment malsain."

Plusieurs t...


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