#MeTooPolitique : pourquoi le chemin vers la fin d'un système hégémonique est encore long

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© Sipa

Les accusations d'abus sexuels et de viols contre l'ancien ministre et militant pour l'environnement Nicolas Hulot s'inscrivent dans une série d'événements ébranlant le corps politique. Ainsi une tribune dénonçant les violences faites aux femmes dans le milieu politique a donné lieu au mouvement #MeTooPolitique. Ce mouvement a mis en lumière, à différents degrés, des agissements et des actes répréhensibles loin d'être unanimement condamné et gérés par les appareils politiques. Sans transparence ni exemplarité, le microcosme politique serait-il à l'image de la société dans les rapports de domination entre hommes et femmes? Ce système socioculturel qu'est la classe politique, davantage exacerbé par les jeux de pouvoir à caractère viriliste, représenterait-il un entre-soi où règne un ordre établi et une hiérarchie sexuée que les dominants souhaitent, insatiablement, reproduire en objetisant (rendre objet les femmes) "le deuxième sexe"?

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Malgré des préjugés et stéréotypes sexués dévalorisants, ces femmes essayent d'évoluer dans un milieu surreprésenté par des hommes au profil type suivant : bourgeois, blanc, âgé, hétérosexuel cumulant différents capitaux et réseaux, s'attribuant une autorité "morale" ainsi qu'une légitimité "naturelle" à travers l'exercice démesuré d'un pouvoir qui tend à exclure ceux qui ne correspondent pas aux "élus". En ce sens s'érige un mythe...


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