#MeTooGay: pourquoi les hommes gays sont particulièrement exposés aux violences sexuelles

Youen Tanguy
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Un activiste LGBT+ porte une pancarte "My Body, My Choice" (Mon Corps, Mon Choix, ndlr) et un "rainbow flag" lors d'une pride à Bangkok le 7 novembre 2020. (Photo: JACK TAYLOR / AFP)
Un activiste LGBT+ porte une pancarte "My Body, My Choice" (Mon Corps, Mon Choix, ndlr) et un "rainbow flag" lors d'une pride à Bangkok le 7 novembre 2020. (Photo: JACK TAYLOR / AFP)

ENQUÊTE - Leurs témoignages avaient fait l’effet d’une déflagration. En janvier dernier, plus de trois ans après la vague #MeToo, des milliers d’hommes gays se sont saisis du hashtag #MeTooGay pour dénoncer les violences sexuelles qu’ils ont subies.

Un mouvement initié par un homme, Guillaume, qui accusait de viol l’élu parisien Maxime Cochard et son compagnon. “Je considère qu’ils ont profité de ma jeunesse, de ma naïveté, du fait qu’en raison de problèmes familiaux je n’avais pas vraiment d’endroit où dormir, de leurs responsabilités au sein du PCF pour avoir des relations sexuelles non consenties avec moi”, avait écrit sur Twitter le jeune homme de 21 ans, décédé le 9 février dernier.

“Ça a tout de suite rebondi sur des vécus très personnels et singuliers allant de l’inceste aux violences au sein de la communauté”, analyse pour le HuffPost Gabriel Girard, sociologue à l’Inserm et spécialiste des questions LGBT+. Une vague de témoignages salvatrice, mais tardive. Comment expliquer que cette parole ait mis tant de temps à se libérer et à être entendue ?

Gabriel Girard se souvient qu’il “y avait déjà eu des tentatives de lancer un #MeTooGay par le passé, notamment au moment de l’affaire Kevin Spacey”. “Mais il n’y avait pas eu quelque chose d’aussi massif en France, constate-t-il, jugeant que “les esprits étaient enfin prêts à recevoir cette parole et les réseaux sociaux servent de caisse de résonance”.

Une prévalence difficile à expliquer

Ces récits interviennent plusieurs mois après la publication, en septembre 2020, d’un article de ...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.