Mesrine : l’instinct de mort sur France 3 : avant Cassel, quel grand acteur français rêvait d'incarner le célèbre gangster ?

La Rédaction

Mesrine : l'instinct de mort - réalisé par Jean-François Richet - Sortie le 22 octobre 2008
Avec Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu

De quoi ça parle ?

Des années 60 à Paris au début des années 70 au Canada, le parcours criminel hors norme d'un petit voyou de Clichy nommé Jacques Mesrine.

1-UN PROJET AVORTÉ AVEC JEAN-PAUL BELMONDO

Jean-Paul Belmondo rêvait d'incarner le célèbre gangster sur grand écran. Sa société de production, Cerito Films, avait en effet acquis les droits du livre L'instinct de mort en 1977 dans le but d'en réaliser une adaptation. Jean-Luc Godard est même pressenti pour le mettre en scène. Le film devait s'appeler Frère Jacques. Le projet a aussi été proposé à Yves Boisset, qui s'est déclaré écœuré par le personnage. Costa-Gavras et Alain Corneau ont également refusé de le réaliser et le projet n'a finalement jamais vu le jour jusqu'à la version avec Vincent Cassel.


Vincent Cassel est Mesrine

2-UN DYPTIQUE, DEUX FILMS DIFFÉRENTS

Inspiré des deux autobiographies de Jacques MesrineL'Instinct de mort et Coupable d'être innocent, le dyptique Mesrine se compose de deux volets : L'Instinct de mort et L'Ennemi public n°1, deux films très différents selon Vincent Cassel

"Même si les deux opus respectent la chronologie de la vie de Mesrine, on sentait bien, déjà pendant le tournage, qu'ils seraient différents l'un de l'autre, confie le comédien. D'abord on change d'époque : les années 50 et 60 ne ressemblent en rien aux années 70 : ce ne sont pas les mêmes voitures, les mêmes looks, les mêmes musiques, et surtout pas les mêmes mentalités. Les deux films développent deux thèmes qui se complètent l'un l'autre. Si L'Instinct de mort raconte l'histoire d'un jeune qui se cherche puis se trouve, L'Ennemi public n°1 raconte celle d'un homme qui sait où ses choix de vie l'emmènent et qui y va malgré tout. Le premier est un film noir. Le second en revanche serait plus un thriller psychologique, la paranoïa d'un type qui sait intuitivement comment tout cela va finir."

3-20 KILOS POUR LE RÔLE

Pour jouer Jacques Mesrine, Vincent Cassel n'a pas hésité à prendre 20 kilos. 

"Je ne me rendais pas compte à quel point cela changerait la donne, explique le comédien. On ne joue pas pareil avec 20 kilos de plus. Ce n'est plus la même manière de bouger, de se déplacer, de respirer et même de parler. Tout est différent. Ces 20 kilos ne se voient pas seulement à l'image, ils s'entendent au son. J'ai pris ce poids en quatre mois et l'ai perdu en neuf durant le tournage. Nous avons tourné à l'envers, car je savais que je ne pourrais pas grossir en travaillant. Le stress du plateau a tendance à me faire maigrir. C'est la dernière fois que je fais subir un tel ascenseur pondéral à mon organisme !"


Gérard Depardieu et Vincent Cassel

4-NEUF MOIS DE TOURNAGE

Le tournage du dyptique s'est déroulé de mai 2007 à janvier 2008. Durant cette période, Jean-Francois Richet planta ses caméras dans plusieurs pays : en France, au Canada, en Espagne et aux Etats-Unis. 

"C'est le tournage le plus long que j'aie connu : neuf mois d'affilée, commente Vincent Cassel. Un vrai marathon ! Ma première crainte était de m'essouffler, de ne pas arriver à tenir jusqu'au bout avec la même intensité. Mais le film a mis si longtemps à se faire que ça m'a permis d'"infuser", d'avoir le temps de m'approprier cette histoire..."

5-ALTERCATION AVEC L'AGENT DE BENOÎT MAGIMEL

Parmi les nombreux rebondissements que connut le développement du projet, citons cette altercation qui opposa le 25 novembre 2004 le producteur Thomas Langmann à l'agent de Benoît Magimel, alors pressenti dans le rôle de Mesrine. Le premier fractura le nez de l'agent en lui donnant un coup de tête, à la suite d'un différend sur le refus de l'acteur de participer aux deux films consacrés à la vie du célèbre criminel. Après cet incident survenu dans les locaux de l'agence Intertalent, l'agent de Benoît Magimel, François Samuelson, eut un arrêt de travail de neuf jours et déposa une plainte. Selon Thomas Langmann, l'annonce du refus de Benoît Magimel d'incarner l'ex-ennemi public numéro un dans un communiqué de presse, sans l'en informer au préalable, l'avait mis dans une position très inconfortable vis à vis des partenaires financiers avec lesquels il était en discussion.

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