"Un mensonge dangereux": le prince Harry regrette que ses propos sur les talibans aient été sortis de leur contexte

Le prince Harry sur le plateau du
Le prince Harry sur le plateau du

Le prince Harry continue le service après-vente de ses mémoires, parus mardi 10 janvier dans le monde entier. Invité mardi soir sur le plateau du Late Show de Stephen Colbert, Harry a ainsi répondu aux questions de l'animateur américain et fait quelques mises au point.

"Je ne vais pas vous mentir, ces derniers jours ont été blessant et difficiles. Surtout de ne pouvoir rien faire contre les fuites".

De larges extraits de son livre, Le Suppléant, se sont effet retrouvés dévoilés et commentés dans la presse, avant même sa parution officielle, notamment après avoir été mis en vente par erreur en Espagne.

"C'est un mensonge"

Le prince a ainsi regretté que ces passages aient été sortis de leur contexte, suscitant une avalanche de critiques. "Le contexte, cela fait tout". "Ils [les tabloïds britanniques] ont choisi intentionnellement de retirer le contexte et [...] d'en faire des gros titres".

"Sans aucun doute, leur mensonge le plus dangereux c'est d'avoir dit que je m'étais vanté du nombre de personnes que j'ai tuées en Afghanistan".

"C'est un mensonge. Mais j'espère que maintenant que le livre est sorti, les gens vont pouvoir voir le contexte".

Les tabloïds comme le Daily Mail ont en effet titré sur le fait que le prince révélait dans son livre avoir tué 25 talibans, et que pour lui, ils n'étaient pas des personnes mais "des pièces d'un jeu d'échec qu'on faisait disparaître du plateau".

"L'un des crimes les plus atroces"

Dans le livre, le prince y consacre plusieurs paragraphes. "Je pouvais tenir en temps réel le compte exact des combattants ennemis qui j'avais tués. Et ce chiffre, je jugeais vital de l'avoir toujours en tête. Parmi les nombreux enseignements que j'ai tirés de l'armée, la responsabilité figure en haut de la liste".

Il écrit également: "Naturellement, j'aurais préféré ne pas avoir ce chiffre sur mon CV militaire, ni dans ma tête, mais j'aurais tout autant préféré vivre dans un monde sans talibans et sans guerre." Il rappelle également que cette guerre contre le terrorisme, inititiée par les Américains après les attentats du 11-Septembre 2001, "revenait à punir l'un des crimes les plus atroces de l'histoire du monde et à faire en sorte que cela ne se reproduise plus".

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Les extraits de son livre, relayés dans la presse, lui ont valu des critiques au sein de même de l'armée. Certains gradés ont en effet estimé qu'on ne se comportait pas comme ça dans l'armée, et que ses révélations risquaient d'être dangereuses pour lui.

Les talibans n'ont en effet pas tardé à réagir, soulignant que "ceux que vous avez tués n'étaient pas des pièces d'échec, c'était des êtres humains" et demandant à traduire le prince en justice.

Article original publié sur BFMTV.com