Menaces, insultes et tentatives de corruption : les centres de vaccination sous tension

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"Je suis complètement dégouté, c'est aberrant, mais je n'ai pas le choix", lance un homme devant le centre de vaccination du Zénith de Lille, où Europe 1 a tendu le micro. "J'ai monté ma boîte et si je veux continuer de travailler, il faut que je me fasse vacciner", reprend-t-il. Autour de lui, beaucoup de familles et de jeunes attendent. Ces candidats à l'injection contre le coronavirus traînent souvent les pieds. "On est résigné dans le sens où, si on veut partir en vacances, on a véritablement plus le choix. Ce qui est dommage, c'est qu'on nous enlève cette liberté de choisir", ajoute une seconde personne devant le centre lillois.

"Ils défoulent leur agressivité, leur mécontentement sur nous"

Alors depuis quelques temps, certains de ces patients forcés, une minorité, passent leurs nerfs sur les soignants. "Ils viennent par obligation et donc, pour eux, ils ont tous les droits. Ils râlent, ils ne sont pas contents et ils défoulent leur agressivité, leur mécontentement sur nous comme si on était responsable de quelque chose", raconte Charles Charani, responsable de deux centres de vaccination dans la métropole lilloise. Avant d’ajouter : "Et si, par hasard, on leur dit 'c'est normal, il faut se faire vacciner'. Alors là, c'est comme si on les avait insultés".

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