Menace. Concernant le Sahel, Macron perd la raison

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Alors que le Mali vient de connaître son deuxième putsch en neuf mois, Emmanuel Macron a menacé, dimanche 30 mai, de retirer les troupes françaises du pays s’il n’y avait pas de retour à une légitimité démocratique. Une grave erreur stratégique, déplore le journal guinéen Le Djely, à l’heure où la France est concurrencée par d’autres puissances en Afrique.

C’est une réaction qui, à elle seule, est révélatrice de la fébrilité et de la vulnérabilité de la diplomatie française dans la bataille géopolitique qui se joue au Mali, à travers le second coup d’État que vient d’y perpétrer le colonel Assimi Goïta [le 24 mai, Assimi Goïta et ses hommes ont destitué le président de la transition et le Premier ministre, neuf mois après le putsch qu’ils avaient commis contre Ibrahim Boubacar Keïta]. Agacé par l’idée de la perte du verrou malien et, au-delà, de tout l’espace sahélien, et constatant son impuissance à influer sur les événements, Emmanuel Macron en vient à proférer des menaces.

Ainsi, dans une interview accordée au Journal du dimanche [daté du 30 mai], le chef de l’État français menace de ramener les 5 100 soldats français de l’opération Barkhane [déployée au Sahel depuis 2012 pour lutter contre les djihadistes] à la maison [s’il n’y a plus de “légitimité démocratique” ni de “transition”]. On imagine qu’il compte sur ce genre de chantage pour apeurer les autorités actuelles du Mali et celles de tous les États du Sahel. Que c’est ridicule !

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