Les meilleurs piques du "Grand Débat" de la présidentielle étaient hors micro (mais on les a quand même entendues)

Lauren Provost
Jean-Luc Mélenchon lors du grand débat du mardi 4 avril.

DÉBAT - Dans ce "Grand débat" de la présidentielle sur BFMTV et CNews, on retiendra l'échange virulent entre François Fillon et Nicolas Dupont-Aignan sur les traités européens, la tirade mémorable de Philippe Poutou sur l'immunité ouvrière... Mais les piques les plus corrosives ont sans doute été lâchées loin des micros.

Ce mardi 4 avril, il fallait tendre l'oreille pour ne rien manquer des petites phrases lancées par les candidats, souvent hors cadre, lorsque leurs adversaires avaient la parole. Ces sarcasmes discrets ont jalonné le débat de près de quatre heures entre les onze candidats sur CNews et BFMTV.

"Vous ne servez à rien"

Jean-Luc Mélenchon a sans doute lancé les hostilités en répondant à Marine Le Pen qui se félicitait d'avoir toujours été "dans l'opposition".

"Je n'ai jamais participé à aucune majorité, je n'ai jamais été ministre", expliquait la candidate. "Vous ne servez à rien", ne s'est pas privé de lui répondre le candidat de la France insoumise quand la caméra n'était pas sur lui...

"C'est une habitude"

On vous rassure, Marine Le Pen n'a pas été en reste. La candidate du FN s'est moquée des affaires de François Fillon quand ce dernier se plaignait de "subir un interrogatoire". "C'est l'habitude", "C'est une habitude" ou "Il en a l'habitude" s'est amusée Marine Le Pen.

Un jeu dangereux quand on sait que Marine Le Pen est fragilisée par les soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen et ne répond pas aux convocations des juges. "Pour quelqu'un d'anti-européen, ça ne la gêne pas de piquer dans les caisses de l'Europe", l'a notamment taclée Philippe Poutou, le candidat trotskiste.

"Minable"

François...

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