Meetings politiques : les organisateurs pourront exiger un pass sanitaire des participants

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À l'heure actuelle, les réunions politiques, à l'instar des activités syndicales et cultuelles, sont exclues du champ d'application du pass sanitaire.

Les organisateurs de meetings politiques auront légalement la possibilité d'exiger un pass sanitaire aux participants, ont voté mercredi soir les députés en commission, avec en ligne de mire la présidentielle et les législatives de 2022.

Dans le cadre de l'examen du projet de loi "renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire", la commission des Lois de l'Assemblée a adopté un amendement du député Les Républicains (LR) Guillaume Larrivé prévoyant cette mesure sur le pass, avec l'assentiment de la majorité. Le ministre de la Santé Olivier Véran s'y était dit plus tôt également "favorable".

Le député de l'Yonne a expliqué qu'actuellement, les organisateurs de meetings encouraient de lourdes sanctions s'ils demandaient un tel pass sanitaire, le champ politique - comme les activités syndicales et cultuelles - étant exclues de son champ d'application.

"Exigences sanitaires" et "sauvegarde de la liberté politique"

"Il faut respecter un équilibre" entre "exigences sanitaires" et "sauvegarde de la liberté politique", a-t-il aussi appuyé, soutenu par le rapporteur La République en Marche (LaREM) Jean-Pierre Pont.

Dans les futurs meetings, "il y aura un exercice de vérité", avec "des personnes déraisonnables" ne demandant pas le pass, et d'autres "raisonnables comme Les Républicains", a vanté Guillaume Larrivé.

Ses propos ont fait bondir Ugo Bernalicis (La France insoumise): "Nous n'avons de leçons à recevoir de personne", a-t-il lancé en dénonçant "une manoeuvre". "On ne peut contraindre une liberté fondamentale", a abondé Sébastien Jumel (PCF).

Le député LaREM Pacôme Rupin a aussi dit ses réticences à "mettre le pass dans un univers dans lequel on ne l'a pas mis".

Pas de jauges pour les réunions politiques

Plusieurs élus ont dit découvrir que la demande de pass dans des meetings récents n'était "pas forcément légale".

"Nous avons un devoir d'exemplarité" mais "cela me gêne, on met le pied dans la porte", a aussi déclaré Bruno Millienne (MoDem).

L'amendement de Guillaume Larrivé a été validé, mais sans sa disposition sur la possibilité d'instaurer des jauges lors des réunions politiques. Le sujet fait l'objet d'une concertation entre le ministre de l'Intérieur et les formations politiques, a justifié le rapporteur.

Article original publié sur BFMTV.com

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