Meeting à Villepinte: Éric Zemmour s'attaque à de nombreuses reprises aux journalistes et médias

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  • Éric Zemmour
    Journaliste, écrivain et homme politique français
Éric Zemmour lors de son premier meeting à Villepinte, dimanche 5 novembre 2021 - Stefano Rellandini - AFP
Éric Zemmour lors de son premier meeting à Villepinte, dimanche 5 novembre 2021 - Stefano Rellandini - AFP

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Dès les premières phrases de son discours ce dimanche à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le candidat à la présidentielle Éric Zemmour s'en est pris aux journalistes et aux médias à plusieurs reprises. Il les dépeint comme une élite complètement alliée au gouvernement et plus largement au monde politique, qui n'a de cesse de s'en prendre à lui, et par extension à ses partisans, voire à toute la population française.

Un "pacte tacite" entre politiques et journalistes

"Il y a encore quelques mois, le pouvoir l'avait décidé, les journalistes l'avaient souhaité, la droite l'avait accepté: la prochaine élection présidentielle devait être une formalité pour cinq années supplémentaires de Macronisme", lance-t-il dès le début de son discours.

Cette théorie d'une élection jouée à l'avance, décidée en haut lieu par les médias et le gouvernement est martelée: "en juin dernier, sur tous les plateaux, dans tous les dîners en ville, dans tous les instituts de sondage la chose était entendue, le second tour était connu de tous, et Macron ne pouvait que gagner", déclare ainsi Éric Zemmour qui parle également d'un "stratagème" sur lequel il faut "ouvrir les yeux".

Éric Zemmour utilise ensuite le "ils", indéterminé, qui mêlerait donc journalistes, politiques ou encore personnes puissantes, qui seraient foncièrement opposés aux Français: "Ce peuple ils l'avaient oublié, ils l'avaient sous-estimé, ils pensaient même s'en être débarrassé", déclare-t-il par exemple. Il va jusqu'à lancer: "S'ils me détestent, c'est parce qu'ils vous détestent, s'ils me méprisent c'est parce qu'ils vous méprisent."

Se positionnant en victime de ce système apparemment très organisé, Éric Zemmour va jusqu'à associer dans une même phrase journalistes et terroristes, lorsqu'il déclare: "Mes adversaires veulent ma mort politique, les journalistes veulent ma mort sociale, et les jihadistes veulent ma mort tout court."

Une équipe de télévision insultée et exfiltrée

Martelés pendant les dix premières minutes de son discours, ces propos, applaudis par l'auditoire, font des journalistes des opposants aux citoyens français cherchant à voler l'élection présidentielle. Pour Éric Zemmour, ce fameux "ils" veut en effet "nous interdire de défendre nos idées, ils veulent nous rendre inéligibles, vous voler la démocratie, ne les laissons pas faire".

Nos envoyés spéciaux sur place ont décrit une ambiance tendue à l'égard des journalistes présents qui ont à plusieurs reprises été attaqués par les intervenants précédant le discours d'Éric Zemmour. Paul-Marie Coûteaux, de VIA (ancien parti chrétien-démocrate), a ainsi qualifié les journalistes de "techniciens de la propagande" lors de sa prise de parole, ce qui a entrainé des huées à l'encontre des médias dans la salle.

L'équipe de l'émission Quotidien a également dû être escortée à l'extérieur de la salle du meeting par la sécurité pour quelques minutes, là aussi sous les huées, après que certaines personnes ait agit de façon menaçante avec eux.

Article original publié sur BFMTV.com

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