Un médicament éradique le cancer colorectal chez 100% des patients, lors d'un essai clinique

L'anticorps monoclonal Dostarlimab a permis d'éliminer le cancer colorectal chez tous les patients lors d'un essai clinique. (Getty Images/iStockphoto)

Un médicament utilisé à l'occasion d'un essai clinique a fait disparaître le cancer colorectal chez l'intégralité des participants ayant subi la thérapie expérimentale.

"Je crois que c'est la première fois que cela se produit dans l'histoire du cancer." Cette grande première dont parle le docteur Luis A. Diaz Jr., du Memorial Sloan Kettering Cancer Center, concerne le traitement du cancer colorectal. Avec d'autres médecins, il vient de publier un article dans la revue médicale de référence New England Journal of Medicine un essai clinique mené sur une douzaine de patients atteints d'un cancer colorectal aux États-Unis.

Le dostarlimab, un anticorps monoclonal, a permis d'éliminer totalement le cancer colorectal chez les 12 patients impliqués dans cet essai clinique. Après 6 mois de traitement, plus aucune trace du cancer n'était détectable aux examens. Un résultat "sans précédent", indique le Dr Alan P. Venook, spécialiste du cancer colorectal à l'Université de Californie à San Francisco interrogé par le New York Times.

Trop tôt pour crier au miracle scientifique

De plus, aucun effet secondaire important n'a été observé chez les malades. Après l'administration du médicament, les 12 patients n'ont pas eu à subir de chimiothérapie ni de chirurgie, ce qui a permis de préserver la fonction intestinale, vésicale, sexuelle et la fertilité de manière normale.

S'il est encore trop tôt pour crier à un miracle scientifique en raison du faible nombre de participants à cet essai clinique, les résultats sont très prometteurs. Certains spécialistes appellent tout de même à la prudence en indiquant que les cancers traités avec cette immunothérapie et sans chirurgie pourraient réapparaître chez certains patients.

Pendant 6 mois, les 12 patients ont reçu une dose de dostarlimab toutes les 3 semaines. Il s'agit d'un médicament à 11 000 dollars la dose qui "démasque les cellules cancéreuses, permettant au système immunitaire de les identifier et de les détruire", indique le New York Times. Ce médicament est connu en France sous le nom de Jemperli et est administré pour le traitement des patientes adultes atteintes d'un cancer de l'endomètre, récidivant ou avancé, rappelle La Voix du Nord. Au mois d'octobre 2021, la Haute autorité de santé (HAS) émettait un avis défavorable quant à son remboursement par la Sécurité sociale, ajoute le quotidien régional.

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