Mediator : l'avocat des victimes attend "une condamnation" des laboratoires Servier

·1 min de lecture

Le tribunal de Paris rend lundi son jugement dans le procès fleuve du scandale sanitaire du Mediator, plus de dix ans après l’ouverture d’une première information judiciaire à la suite de révélations sur la toxicité de ce médicament, utilisé dans le traitement du diabète de type 2. Prescrit à quelque cinq millions de personnes pendant plus de trente ans, le Mediator, pouvant provoquer de l’hypertension artérielle et des valvulopathies, n'a été retiré du marché qu'en novembre 2009. Le parquet a notamment demandé 10 millions d'euros d'amende contre plusieurs sociétés appartenant au groupe Servier, qui a commercialisé ce produit. Mais aussi cinq ans de prison, dont trois ferme, et 200.000 euros d’amende pour Jean-Philippe Seta, ancien bras droit de Jacques Servier, le fondateur des laboratoires du même nom, décédé en 2014.

"Nos victimes attendent que leur statut de victimes du Mediator soit définitivement identifié et reconnu par la condamnation des laboratoires", a déclaré dimanche, au micro d’Europe Midi, Jean-Christophe Coubris, avocat spécialiste des dommages corporels et des erreurs médicales, en première ligne dans ce procès fleuve puisqu’il a représenté plus de 2.500 victimes. "Cette condamnation, je ne peux pas croire que les laboratoires y échapperont tant le dossier mettait clairement en évidence cette incroyable volonté de maintenir à tout prix ce produit sur le marché, alors même qu'il était dangereux et qu'ils ne pouvaient l'ignorer", explique Jean-Christophe...


Lire la suite sur Europe1