"Mediapart" dévoile une photo d'Alexandre Benalla exhibant son pistolet après un meeting de Macron en 2017

Rédaction du HuffPost
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"Mediapart" dévoile une photo d'Alexandre Benalla exhibant son pistolet après un meeting de Macron en 2017

Alexandre Benalla devant une commission d’enquête du Sénat à Paris le 19 septembre 2018.
Alexandre Benalla devant une commission d’enquête du Sénat à Paris le 19 septembre 2018.

ALEXANDRE BENALLA - Selon une information de Mediapart ce lundi 24 septembre, Alexandre Benalla a exhibé son pistolet après un meeting d'Emmanuel Macron en avril 2017, durant l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle. Une période où il n'avait pas encore d'autorisation de port d'arme en dehors du QG d'En Marche.

Photo à l'appui, Mediapart raconte que dans la nuit du 28 avril 2017, le désormais ex-collaborateur de Macron, ainsi que deux autres membres de la sécurité du candidat En Marche, sont sollicités par une jeune serveuse pour un selfie dans un restaurant de Poitiers (Vienne).

Une fois la photo faite, Benalla, alors "directeur de la sûreté et de la sécurité" d'En Marche, glisse à la jeune femme qu'une "surprise" l'attend sur la photo, continue Mediapart. Cette "surprise" n'est autre qu'un Glock, soit la marque d'arme qu'Alexandre Benalla est autorisé de détenir au sein du QG de campagne. Mais il n'a à ce moment-là pas le droit de prendre ce pistolet en dehors de celui-ci.

Ce lundi 24 septembre, Alexandre Benalla a juré par SMS à Mediapart n'avoir "jamais porté à la ceinture une arme à feu à l'extérieur du QG de campagne". "Je ne me suis jamais fait prendre en photo avec une quelconque arme pendant la campagne", a-t-il ajouté, avant d'annuler subitement et sans explication ce même jour un rendez-vous avec des journalistes du site d'investigation pour qu'il puisse donner sa version des faits.

Dans une interview au Monde le 26 juillet 2018, Alexandre Benalla avait donné des précisions sur le port d'arme qui lui avait été octroyé. Il avait expliqué s'être vu refuser une première demande par le ministère de l'Intérieur en 2016, année où il était déjà au service du candidat Macron. Il reçoit finalement une autorisation par la préfecture de police, mais valable "dans le QG (d'En Marche) uniquement".

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