Mea culpa du Qatar après des examens gynécologiques forcés à l’aéroport de Doha

·1 min de lecture

Le Qatar fait son mea culpa après une affaire extrêmement embarrassante révélée ces derniers jours : les passagères de plusieurs vols internationaux ont été contraintes à des examens gynécologiques forcés le 2 octobre dernier, à l'aéroport international de Doha. L'émirat annonce une enquête.

Ce jour-là, un bébé né prématurément est découvert apparemment abandonné dans des toilettes de l'aéroport de Doha. Ce qui se passe ensuite a été raconté par plusieurs passagers.

Les avions au décollage sont immobilisés sur la piste. Les autorités demandent aux passagères de descendre. Elles sont alors soumises à un examen gynécologique forcé, afin de déterminer si elles viennent d'accoucher. Un passager joint par RFI ces derniers jours a raconté l'état de choc des femmes, stupéfaites et bouleversées, à leur retour dans l'avion.

« Empêcher la fuite des auteurs »

Ce mardi, le Qatar s'exprime publiquement sur cet évènement regrettant « la détresse ou la violation des libertés individuelles » qui a pu être causée aux voyageuses. Le communiqué assure que l'opération décidée dans l'urgence visait « à empêcher la fuite des auteurs d'un crime horrible ».

Le Premier ministre du Qatar promet une enquête « complète et transparente ». L'enjeu immédiat est d'apaiser la colère de l'Australie, pays d'où sont originaires plusieurs des victimes et qui a vivement protesté. L'affaire est particulièrement embarrassante pour le Qatar qui se prépare depuis des années à accueillir un évènement international de premier plan : le Mondial 2022 de football.