Le mea-culpa incomplet de Jean-Vincent Placé

Pascale Égré
L'ancien secrétaire d'État Jean-Vincent Placé comparaissait ce mercredi devant tribunal correctionnel de Paris

Jugé pour une nuit agitée et alcoolisée dans un bar, l’ancien secrétaire d’État a reconnu certains faits, mais a contesté les injures raciales.


Il se dit « honteux de (s)’être retrouvé dans cette situation » et confie combien « il est dur pour (lui) d’être là. » À la barre de la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris, Jean-Vincent Placé est venu livrer ce mercredi sa version des faits qui lui sont reprochés – sa « vérité sur cette malheureuse soirée ».

L’ex-sénateur écologiste et ex-secrétaire d’État du quinquennat Hollande l’a déjà dit et le répète : il avait « évidemment trop bu » ce soir-là, le 5 avril dernier, en arrivant dans ce bar du VIe arrondissement avec un ami. Il reconnaît avoir « importuné » une jeune fille – à qui il aurait proposé de l’argent pour danser - mais « ni violence ni agressivité ».

Il reconnaît les outrages, plus tard, à trois policiers et pour cela veut bien être condamné. Mais pour les propos au portier de l’établissement, il l’affirme haut et fort : « Je n’ai jamais prononcé d’injure raciale. »

«Je respecte les pays que je visite»

Des trois infractions dont l’ancien ministre doit répondre, celle-ci pèse, semble-t-il, plus que les autres, tant il s’efforce de convaincre. « On n’est pas au Maghreb ici ! » avait-il notamment lâché au vigile, un immense gaillard présent à l’audience, qui l’avait prié plusieurs fois de cesser d’alpaguer la jeune fille avant de le sortir de l’établissement.

« Le Maghreb, j’y passe mon temps, je respecte les pays que je visite, débute Jean-Vincent Placé, qui invoquera aussi son propre parcours. Dans ma tête, c’est un propos d’appréciation générale déconnecté de tout caractère raciste. D’autant plus que pour moi, monsieur Vladimir était d’Europe de l’Est », ajoute-t-il en utilisant le surnom du vigile.

Ce dernier lui aurait d’ailleurs asséné « une grande claque qui secoue la tête », accuse-t-il. Son allure chancelante à l’arrivée des policiers ? « Je viens de me faire taper dessus, j’ai l’impression d’être une (...)

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