McLaren Artura : du V8 au V6 hybride

Par Yves Maroselli
·1 min de lecture
Sur le marché français, la McLaren Artura échappe au malus grâce à sa chaîne de traction hybride rechargeable.
Sur le marché français, la McLaren Artura échappe au malus grâce à sa chaîne de traction hybride rechargeable.

Les ingénieurs McLaren sont partis d'une feuille blanche. Ainsi l'Artura est entièrement nouvelle, à commencer par le moteur, un très original V6 à 120°. Or cette architecture, qui n'avait été utilisée jusqu'ici qu'en Formule 1, procure, selon McLaren, le centre de gravité le plus bas, plus encore que celui d'un 6 cylindres à plat biturbo, dont l'axe de vilebrequin aurait dû être rehaussé pour laisser la place aux collecteurs, sous les culasses. L'autre avantage de cette architecture est qu'elle permet d'utiliser un vilebrequin rigide et léger à trois manetons seulement ; l'inconvénient est qu'elle nécessite un arbre d'équilibrage placé au-dessus du vilebrequin pour neutraliser les vibrations inhérentes à cette architecture. Deux turbocompresseurs sont installés à l'intérieur du V, permettant de porter à 585 ch la puissance du V6 3 litres ; un chiffre à comparer aux 630 ch revendiqués par le nouveau V6 Nettuno Maserati à préchambre de même cylindrée. L'autre particularité de ce V6 est d'être une « longue course » (100 mm pour 84 mm d'alésage) ce qui, étant donné son régime maximal de 8 500 tr/min, impose des vitesses moyennes de piston dignes d'un moteur de compétition (25,5 m/s)?

30 km d'autonomie électrique, et seulement 129 g/km de CO2

McLaren Artura © McLaren

Ce nouveau V6 est complété par une machine électrique à flux axial (une architecture plus compacte, déjà utilisée par Ferrari notamment sur la SF90) de 95 ch placée entre le V6 et la boîte double e [...] Lire la suite