MBS “médiateur” de la libération d’un Marocain condamné à mort dans le Donbass

- / AFP

Condamné à mort par le tribunal des forces séparatistes prorusses de Donetsk pour avoir “combattu dans l’armée ukrainienne”, le Marocain Brahim Saâdoun a recouvré sa liberté, indique le média en ligne marocain Le360.

En compagnie de dix autres détenus de différentes nationalités, notamment “cinq Britanniques, deux Américains, un Suédois et un Croate” , le jeune homme de 21 ans a quitté la Russie, ce mercredi 21 septembre, et a atterri au royaume d’Arabie saoudite, précise TelQuel.

Sur fond de médiation saoudienne, la libération de Brahim Saâdoun est le résultat de négociations entamées “dans le plus grand secret et à l’abri des projecteurs”, rapporte le site d’information Alyaoum24. Le média marocain Le Desk a révélé que l’arbitrage réussi de l’Arabie saoudite a été mené exclusivement par “le prince héritier Mohammed ben Salmane auprès du président russe, Vladimir Poutine”.

Selon Al-Quds Al-Arabi, MBS souhaite, par cette médiation, préserver “ses relations étroites avec le Kremlin”, en dépit des crispations qu’elles pourraient susciter avec “l’allié traditionnel Washington”. L’héritier saoudien semble pourtant décidé à maintenir les liens avec “son partenaire russe de l’OPEP [Organisation des pays exportateurs de pétrole]”.

Un dénouement inopiné

L’étudiant marocain, inscrit à “la faculté des technologies aérodynamiques et spatiales de l’Institut polytechnique de Kiev”, avait été arrêté en avril dernier avec les Britanniques Aiden Aslin et Sean Penner. Ils ont été accusés d’avoir combattu aux côtés des forces ukrainiennes dans la ville de Marioupol et d’être des mercenaires.

L’affaire avait suscité de nombreuses réactions, qui ont contrasté avec la discrétion marocaine relative à son arrestation. Ce silence officiel avait laissé planer le doute d’une certaine “neutralité”, signifie TelQuel, le Maroc ayant uniquement réagi par la voix de son ambassade en Ukraine.

Actuellement sur le sol saoudien, Brahim Saâdoun, détenteur de la nationalité ukrainienne, retournera au Maroc, parmi les siens, aussitôt que “certaines mesures légales et des examens médicaux nécessaires” auront été faits, explique Le360.

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