Mazarine Pingeot fustige les nouvelles féministes et leur « morale de la haine »

Par Marc Fourny
Mazarine Pingeot en 2016

VIDÉO. Dans une tribune au « Monde », la romancière dénonce le règne de « la vengeance » et de « la délation » en pointant du doigt une forme de nouveau maccarthysme.


Elle ne se reconnaît pas dans les dérives du féminisme et tient à le faire savoir, quitte à ruer dans les brancards. Dans une tribune publiée dans Le Monde, la fille du président François Mitterrand n'y va pas par quatre chemins en utilisant des formules chocs pour dénoncer ces nouveaux courants – sans les nommer – qui donnent des leçons de morale expéditives en détruisant « psychiquement et socialement » leurs cibles sur la place publique.

Dans un leitmotiv, Mazarine se dit envahie par « un mortel ennui » en voyant « une certaine jeunesse sans désir mais pleine de colère, ces jeunes femmes mieux loties que leurs mères et leurs grands-mères, qui ont mené la lutte pour elle ». Elle ironise sur celles qui « se sentent insultées quand un homme, de sa violence ancestrale, ose un compliment »… « Certaines appellent ça un viol, au mépris de celles qui en ont vraiment été victimes », ajoute-t-elle en fustigeant « la victoire d'extrémistes de la médiocrité au nom de l'éthique, discréditant les combats féministes ».

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« Qu'est-ce qu'une morale adossée à la haine ? » interroge cette professeure de philosophie, appelant plutôt à un combat politique rationnel et méthodique afin d'éviter d'instaurer « un nouvel ordre moral ». « Aujourd'hui, les femmes sont assez puissantes pour mener ce combat politique, affirme-t-elle. Pourquoi s'en tiendraient-elles à occuper la seule place du ressentiment et de la vengeance, de la délation et de la vindicte ? Est-ce cela, la place naturelle de la femme ? » Selon la romancière, les nouveaux combats ne manquent pas : excision, lapidation, exploitation des femmes, autant de causes qui méritent un front uni.

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