Mayotte: Dupont-Aignan veut "casser l'appel d'air du droit du sol"

Manifestants réclamnt des mesures contre l'insécurité à Mamoutzou (Mayotte) le 13 mars 2018

Paris (AFP) - Le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan a appelé mercredi à "casser l'appel d'air du droit du sol" à Mayotte, archipel frappé par l'immigration clandestine venant des Comores.

"Il faut arrêter de tourner autour du pot. Qu'on soit de droite, de gauche ou d'ailleurs, quand on vient à Mayotte, on comprend qu'il faut casser l'appel d'air du droit du sol sur cette île. Sinon ça va être le chaos, la violence", a prévenu M. Dupont-Aignan sur RFI.

Rappelant avoir été à Mayotte "il y a un peu plus d'un an" lors de la campagne pour l'élection présidentielle, M. Dupont-Aignan avait jugé "la situation ahurissante", soulignant "le désespoir des Mahorais de voir l'Etat les abandonner: insuffisance des réservoirs en eau, immigration colossale et illégale, appel d'air lié au droit du sol en provenance des Comores, insécurité incroyable".

L'archipel de l'océan Indien est secoué depuis quatre semaines par un mouvement social en passe d'être levé, à la suite d'un accord conclu mardi soir avec le gouvernement.

La ministre des Outre-mer Annick Girardin a notamment ouvert le chantier, qui fait débat, d'un possible statut d'extraterritorialité pour l'hôpital, dont la maternité est la première de France avec quelque 10.000 naissances chaque année. L'objectif est d'enrayer la multiplication de naissances d'enfants de mères venues des Comores voisines et en situation irrégulière, ce qui est perçu comme un abus du droit du sol.

Mais cet accord "n'est qu'une goutte d'eau par rapport à l'essentiel", a estimé M. Dupont-Aignan.

"Est-ce qu'on considère Mayotte comme un département français ou non ? Pourquoi on ne les considère pas comme des Français à part entière ? C'est cela qu'ils veulent", a-t-il insisté.

"C'est presque une sorte de mépris parternaliste et xénophobe de la part des autorités de laisser cette île à l'abandon car ce sont des Mahorais. Ils sont français", a encore plaidé M. Dupont-Aignan.