Mayenne: un vétérinaire mis en examen pour dopage sur des chevaux de courses hippiques

Onze personnes sont mises en examen dans une vaste affaire internationale de dopage (photo d'illustration). - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP
Onze personnes sont mises en examen dans une vaste affaire internationale de dopage (photo d'illustration). - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Parmi les 11 suspects mis en examen dans l'affaire de dopage de chevaux de courses hippiques, se trouve un vétérinaire de la clinique équine de Meslay-du-Maine, en Mayenne, a révélé ce lundi France Bleu.

"À ce jour 11 personnes, dont Benoît Gabeur, ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire, dont un ressortissant espagnol et un ressortissant maltais. Il s’agit d’entraîneurs de chevaux de courses, pharmaciens et vétérinaires", confirme à BFMTV.com le parquet de Bordeaux.

Selon nos confrères de France Bleu, du matériel suspect ainsi que des médicaments interdits dans le cadre des courses de trot et de galop ont été retrouvés au domicile du docteur Benoît Gabeur. Une affirmation contestée par l'avocate du mis en cause, Me Marie-Alix Canu-Bernard, qui a contacté BFMTV.com après la publication initiale de l'article ce lundi. Elle affirme qu'aucune perquisition n'a été menée au domicile du docteur Gabeur, tandis que celle conduite à la clinique équine de Meslay-du-Maine n'a permis de découvrir aucun produit dopant interdit.

Dans cette affaire, le frère et le neveu de Benoît Gabeur, éleveurs de chevaux dans le sud ouest, sont également été mis en examen depuis le mois de mars 2022 pour "dopage équin, escroquerie en bande organisée, association de malfaiteurs et exercice illégal de la profession de vétérinaire".

"Produits pharmaceutiques dopants"

L'enquête a débuté en juin 2020 à la suite "d'un signalement de colis livrés à une écurie de l’hippodrome de La Teste, en Gironde, et susceptibles de contenir des produits pharmaceutiques dopants", précisait en mars dernier le parquet de Bordeaux dans un communiqué de presse.

Dans le cadre de l'information judiciaire en cours, "des perquisitions ont été effectuées dans les lieux ciblés par les enquêteurs (domiciles des suspects, écuries, cliniques vétérinaires, pharmacies et laboratoires…). Divers produits pharmaceutiques à destination des chevaux ont été saisis, dont certains, disposant d’Autorisation de mise sur le marché en France, étaient interdits d’utilisation dans le cadre des courses de chevaux au trot et au galop. Ils ont donné lieu à des vérifications et expertises qui sont toujours en cours", nous précise le parquet.

L’enquête se poursuit à la Juridiction interrégionale de Bordeaux et doit encore mesurer l’ampleur de ces soupçons de dopage et déterminer combien d’entraîneurs et propriétaires dans le trot et le galop ont réellement bénéficié de ces filières d’approvisionnement en produits dopants.

Article original publié sur BFMTV.com