Maxime Sorel : Le bizuth du Vendée Globe

À moins de 5 mois du départ de son premier Vendée Globe, Maxime Sorel se prépare pour une course d’entrainement. La Vendée – Arctique – Les Sables s’élancera le 4 juillet prochain. Une épreuve en solitaire de 3600 milles. Portrait.

Rien ne prédestinait Maxime Sorel à conquérir les mers du globe. Il a fallu un coup du sort en même temps qu’un coup de cœur pour qu’il apprenne à naviguer. Il a huit ans quand il découvre la voile au hasard d’une classe de mer. Ce petit blondinet, regard bleu azur, se passionne pour l’Optimist. Cette « caisse à savon », est l’outil idéal pour l’apprentissage des jeunes moussaillons. À tout juste neuf ans, Maxime écume les compétitions. Il sillonne en minibus les routes de sa Bretagne natale. « C’est génial l’Optimist pour les gamins, précise-t-il. Quand tu dois te changer dehors sous la pluie, et que ça caille, ça t’apprend pas mal de chose. » En bon malouin qui se respecte, Maxime ne rate aucun départ de la Route du Rhum. Il part en famille, chasser les autographes de ses skippeurs préférés. « Une signature de Cammas… Tu imagines le rêve ». Mais la plus prestigieuse restera celle de Laurent Bourgnon, le surdoué de la course en solitaire. Fasciné par ce marin, Maxime se rappelle ému l’épopée Primagaz. « C’était dingue, j’avais plusieurs posters du trimaran, souligne-t-il. Laurent était tellement avant-gardiste. Je ne peux pas dire que je fais partie de la génération Tabarly.» Maxime a douze ans quand « l’Homme de granit » disparaît en mer d’Irlande. Bien sûr, il en a lu des bouquins sur Tabarly, mais les photos en noir et blanc ne résonnent de pas de la même manière.

Maxime Sorel à bord de V and B - Mayenne

Maxime Sorel à bord de V and B - Mayenne © Jean-Marie Liot (...)
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