Maxime Sbaihi sur les conséquences du papy-boom : « Politiquement, il est plus rentable de parler aux aînés »

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Dimanche, lors du premier tour des législatives, les trois quarts des 18-24 ans ne seraient pas allés voter, contrairement à 66 % des plus de 65 ans qui, eux, se seraient rendus aux urnes. Ces chiffres, issus d'un sondage Ifop-Fiducial pour TF1, LCI, Paris Match et Sud Radio, viennent s'ajouter au vieillissement général de la population. Entre leur niveau d'abstention et une pyramide des âges en faveur de leurs ainés, les jeunes pèsent peu sur les scrutins. Maxime Sbaihi, auteur du Grand Vieillissement (Editions de L’Observatoire), estime que les babys-boomers sont au pouvoir et qu'il est urgent de trouver une manière de rééquilibrer les choses pour éviter d'écarter les jeunes de la prise de décision, voire de les éloigner de la démocratie.

Lors de la présidentielle, on a beaucoup entendu parler de la théorie complotiste du « grand remplacement ». Pour vous, le bouleversement démographique majeur est le « grand vieillissement ». Qu’est-ce donc ?
Le « grand vieillissement », c’est le fait qu’il n’y a jamais eu autant de séniors dans notre société. C’est un phénomène inédit qui a des répercussions politiques. C’est la première fois dans l’histoire de France que les plus de 50 ans sont en majorité absolue. Si vous comparez le nombre d’électeurs de moins de 30 ans et celui de plus de 50 ans, il y a un rapport de 1 contre 3. Logiquement, il est plus rentable politiquement de parler aux ainés qu’aux jeunes, puisque l’offre politique se conforte avec la demande.

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