Maxime Blasco, vie et mort d'un soldat d'élite

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L’art de la guerre, Maxime Blasco le résumait d’une formule : « On part avec des potes, on revient avec des potes. » Le 24 septembre, le caporal-chef de 34 ans a été victime d’un tireur embusqué lors de sa cinquième mission au Mali. En 2020, au cours d’un reportage, ce Grenoblois engagé dans l’armée depuis dix ans confiait : « Ce métier, c’est une passion. C’est un peu une drogue. L’action, l’adrénaline, l’esprit de camaraderie, cette sensation de servir à quelque chose. » Il est le 56e soldat français à tomber au Sahel.

Un petit mec, trapu et déterminé. » Telle est la première impression que Maxime Blasco a laissée à un ami intime. Leur rencontre remonte à 2014. Ces deux soldats du rang rêvaient alors de faire carrière dans le groupement de commandos de montagne (GCM) : des troupes d’élite, la fine fleur du 7e bataillon de chasseurs alpins (BCA). Maxime Blasco s’est engagé à 25 ans. Jeune pâtissier, il a fait le choix de l’adrénaline et du sens.

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Il est enrôlé le 1er août 2012. Dès sa première opération extérieure (opex) en République centrafricaine, son courage est manifeste. Un soldat, touché dans un affrontement, est à terre. Le véhicule est trop loin et le terrain impraticable. « Maxime a porté le blessé avec tout son matériel alors qu’on lui tirait dessus, raconte son père, Jean-Marc Blasco. Il est allé le mettre à l’abri dans un VAB [véhicule de l’avant blindé] puis il est retourné se battre. » « Cela n’entrait pas dans les prérogatives d’un jeune en exercice », souligne le lieutenant-colonel Erwan Le Calvez, chef de corps du 7e BCA. Selon lui, ses gradés ont alors vu en Maxime Blasco « une pépite ».

Ce sauvetage vaut au soldat sa première décoration : le début d’une longue série. Pour les intimes, Maxime possède l’aura d’un grand bonhomme, du charisme et une âme de justicier. Jeune, il s’était illustré dans les rues de Grenoble en immobilisant un homme qui frappait sa compagne.

Ce n’est qu’après deux ans de service – le minimum requis – qu’il peut tenter la sélection pour le GCM. Sur une vingtaine de candidats, trois deviendront commandos de montagne. « Une douzaine ont abandonné dès le premier jour », énonce l’écrivain Gérard Guerrier, qui a suivi une(...)


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