Maxime Blasco, vie et mort d’un héros

Collection Privée

Le 52e militaire français tué au combat il y a un an au Mali par des djihadistes fait l’objet d’un récit bouleversant signé Dorothée Olliéric.

Il ne manque plus que le décret du chef de l’État et Alexandra sera officiellement mariée à Maxime Blasco . La jeune femme en avait fait la demande à Emmanuel Macron le 29 septembre 2021, jour de l’hommage national aux Invalides. Depuis, elle a envoyé son dossier pour mariage posthume, un « acte symbolique» afin de porter le nom de «Max» et de son fils Ethan, confie-t-elle à la journaliste Dorothée Olliéric. La fiancée de Maxime Blasco a reçu, en revanche, une bonne nouvelle du ministère des Armées. Dans les prochains jours, elle va prendre un poste d’agent de secrétariat à l’état-major du 7 e bataillon de chasseurs alpins (BCA) basé à Varces, le régiment de son compagnon disparu. Une perspective qui la ravit et la rapproche un peu plus de Max.

Il fallait le regard et les mots de Dorothée Olliéric, grand reporter de France TV, présente depuis plus de vingt ans sur tous les théâtres de combat, de la Bosnie à la RDC, du Mali à l’Afghanistan et aujourd’hui en Ukraine, pour raconter la vie et la mort de ce soldat d’élite*. Car la mort de Maxime Blasco, tué au combat par des djihadistes au Mali le 24 septembre 2021, a ému les Français. Il était le 52e militaire français tué dans ce Sahel devenu un bourbier.

Dorothée Olliéric avait rencontré, un an avant sa mort, le caporal-chef Blasco pour raconter un des faits d’armes les plus spectaculaires: le sauvetage en 2019, sous le feu de l’ennemi, de deux de ses camarades après le crash de leur hélicoptère dans la bande sahélienne. La journaliste en avait tiré un documentaire digne des films de guerre américains. Blasco était devenu un de ces héros anonymes de la force Barkhane. Qualificatif que l’intéressé refusait. Blessé lui-même dans le crash, il était pourtant reparti pour(...)


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