Une mauvaise répartition de la nourriture entre les canidés sauvages pourrait mettre en péril les renards

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Le nombre de renards est en baisse depuis plusieurs décennies dans le Sud-Est des Etats-Unis, alors que les coyotes, eux, prolifèrent. Il semblerait que l’épanouissement des uns empêche celui des autres. Pourtant, renards et coyotes cohabitent depuis des siècles dans les Grandes Plaines et au Midwest. Comment expliquer ce contraste ?

Lorsqu’une espèce s’implante dans une nouvelle région, il y a un risque qu’elle entre en compétition avec d’autres espèces phylogénétiquement proches. C’est ce qui semble se passer, au Sud-Est des Etats-Unis, où l’expansion des coyotes (Canis latrans), qui se sont établis il y a 50 ans, se fait au détriment des renards roux (Vulpes vulpes) et gris (Urocyon cinereoargenteus).

Pour une équipe de chercheurs de l'Université de Géorgie, c’est le développement rapide de la population de coyotes dans la région qui est à l’origine du déclin de celle des renards, les deux espèces n’ayant pas eu le temps d’adapter leur alimentation pour déjouer la concurrence de l’autre. Les renards et les coyotes évoluent, au contraire, sans encombre dans la région des Plaines, au centre des Etats-Unis. Cette coexistence est le fruit d’une promiscuité de longue date qui aurait permis une répartition progressive des ressources alimentaires, pour les chercheurs, qui notent dans une étude publiée dans le qu’au Sud-Est des Etats-Unis, la cohabitation est beaucoup plus récente, puisque les coyotes ne s’y sont établis que dans les années 1970.

Une répartition des ressources alimentaires différente selon les régions

L’alimentation serait donc au cœur du litige pour les auteurs de l’étude. Les renards, comme les coyotes, se nourrissent de petits animaux, de plantes, de baies. Si ces ressources sont présentes en abondance sur les terres du Sud-Est des Etats-Unis, l’apparition récente et l’extension rapide du coyote les auraient rendues moins accessibles aux renards, plus chétifs que les coyotes, expliquant leur déclin progressif.

Afin de vérifier cette hypothèse, les chercheurs ont cherché à comparer l’alimentation des coyotes, des renards roux et des renards gris. Pour éclairer le contraste entre la situation du Midwest et celle du Sud-Est et essayer de discerner une évolution, les chercheurs se sont prêtés à une double comparaison, dans le temps et dans l’espace. Ainsi, 217 échantillons de poils[...]

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