Mauvais sondages et réformes bloquées : aux Etats-Unis, Joe Biden finit l'année à genoux

·1 min de lecture

Il a fini par l'admettre, ce ne sera pas pour cette année. Le Build Back Better Plan devra attendre 2022. Ce n'est pas faute pourtant de l'avoir négocié à la baisse face aux exigences des deux sénateurs démocrates conservateurs que sont Joe Manchin (Virginie occidentale) et Krysten Sinema (Arizona). Proposé au départ à près de 3.500 milliards de dollars, il a été raboté à hauteur de 2.000 milliards. Mais pour la frange droite du parti, c'est encore trop.

Pour Manchin, il y a trop de "social" dans ce plan qui vise à reconstruire l'édifice de protection sociale et environnementale dont l'Amérique a besoin. Pour Sinema, le plan n'est pas assez doux pour les entreprises et ne combat pas suffisamment l'inflation. A un ami démocrate de passage à Paris, j'ai demandé alors naïvement : "Depuis quand deux élus de ton parti bloquent les intérêts de leur famille politique et surtout de leur pays par la seule crainte de ne pas être réélus?" Le familier du camp centriste a levé les yeux au ciel. Il est au fond de lui-même intimement convaincu que "my country over my party" devrait être le réflexe de tout bon élu, surtout lorsque la majorité ne tient qu'à un fil au Sénat et qu'elle reste fragile à la Chambre du fait de la résistance inverse de l'aile gauche du parti, furieuse d'avoir déjà dû céder aux caprices de leurs collègues plus conservateurs. Mais il pense également que le balancier est allé beaucoup trop à gauche et qu'il est nécessaire de le voir revenir à droite. Pour lui, si le ...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles