Mauritanie : démission du gouvernement un an à peine après sa formation

franceinfo Afrique avec agences
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Il était en place depuis seulement un an. La démission du premier ministre Ismaïl Cheikh Sidiya, le 6 août 2020 a créé la surprise.

Les observateurs y voient la première conséquence d'un rapport parlementaire remis à la justice la veille. Les neuf membres de la commission parlementaire se sont penchés sur la gestion du pays par l'ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz de 2008 à 2019.

L'ancien président Aziz en ligne de mire

L'ex-président, un ancien général, est arrivé à la tête de la Mauritanie par un putsch en 2008, avant d'être élu et réélu en 2009 et 2014. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui lui a succédé en août 2019, était son ancien chef d'état-major, ministre de la Défense et dauphin désigné.

Autant dire que les liens sont étroits entre les deux hommes et leur responsabilité dans la gestion du pays collective, même si depuis peu les liens se sont distendus entre les deux hommes.

Or, "parmi les dossiers traités par la commission, figurent la gestion des revenus pétroliers, la vente de domaines de l'État à Nouakchott, la liquidation d'une société publique qui assurait l'approvisionnement du pays en denrées alimentaires, ou encore les activités d'une société chinoise de pêche, Pully Hong Dong", révèle l'AFP d'après des sources parlementaires.

Pétrole, pêche et minerais

Outre l'ancien président, le rapport (...)

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