Mauritanie: des candidats à la présidentielle accusent l’organe de surveillance du scrutin de partialité

Après les élections législatives très contestées en mai 2023, la primature mauritanienne a révélé les membres qui composeront l’Observatoire national chargé de surveiller l’élection présidentielle de juin 2024 pour en assurer la transparence (Onsel). L’organe, qui n’avait pas été opérationnel depuis 2014, est composé de membres de la société civile, selon le gouvernement. Mais la majorité des candidats à la présidentielle ont dénoncé sa composition, y voyant une stratégie des autorités pour « manipuler » le scrutin.

Avec notre correspondante à Nouakchott, Léa Breuil

L’opposant Biram Dah Abeid, le candidat du premier parti d’opposition du Tawassoul ou encore le candidat et professeur Outouma Soumaré sont parmi les cinq candidats à l’élection présidentielle à avoir déclaré ne pas « reconnaître cet observatoire ». Ils déclarent ne pas avoir été consultés lors des derniers échanges à ce sujet et dénoncent dans leur communiqué « un usage des services d’utilité publique au profit du candidat du régime ».

« Il s’agit d’un acte unilatéral, qui ne correspond à rien vraiment et qui viole toutes les procédures juridiques et politiques, s’indigne Maître El Id Mohameden, candidat à la présidentielle. Le gouvernement a nommé ses partisans, les membres de son parti au pouvoir et ceux qui ont toujours été impliqués dans des dossiers de fraude. »


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