Matthias Fekl sur l'interdiction du vote par internet aux législatives: "Rien ne serait pire que d'avoir des annulations d'élections"

Alexandre Boudet
Matthias Fekl explique au HuffPost pourquoi il a interdit le vote par internet.

POLITIQUE - Ne prendre aucun risque. Contrairement à 2012, les Français de l'étranger ne pourront pas voter de manière électronique pour les élections législatives de juin prochain. La décision a été annoncée ce lundi 6 mars par le secrétaire d'Etat Mathias Fekl en raison des menaces de cyberattaques qui pèsent sur le scrutin.

Ce choix a aussitôt provoqué la colère de tous les parlementaires sortants, de gauche comme de droite inquiets de voir la participation à l'élection chuter drastiquement. Député LR d'Amérique du Nord, Frédéric Lefebvre a même lancé une pétition pour réclamer le retour de ce vote par internet.

Face à cette polémique naissante, Mathias Fekl justifie sa décision.

Pourquoi avoir décidé d'annuler le vote par internet pour les Français de l'étranger?

Quatre modalités de vote sont ouvertes aux Français de l'étranger pour les législatives: le vote à l'urne, le vote par procuration, un vote par correspondance sous pli fermé et un vote par correspondance par voie électronique. Cette dernière est conditionnée au fait que le caractère secret du vote puisse être garanti et que la sincérité du scrutin le soit aussi.
Or deux tests grandeur nature qui ont eu lieu en novembre et en février ont révélé de manière concrète la réalité et l'intensité des menaces, et, face à elles, la fragilité de tout système électronique, y compris le meilleur actuellement disponible. Le gouvernement a donc pris cette décision après avoir examiné les avis d'experts indépendants, ainsi que des autorités nationales chargées de la sécurité informatique.

La menace sur ce scrutin était sérieuse?

Oui, ce ne sont pas des risques diffus mais des menaces concrètes apparues à l'occasion des deux tests grandeur nature. Ils ont mis en évidence le risque d'attaques qui mettraient en cause le bon déroulement démocratique du scrutin. Dans ce contexte, personne n'aurait compris que le gouvernement prenne le moindre risque avec des élections nationales. J'ajoute que les Pays-Bas qui ont...

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