Matteo Salvini n’est plus le patron de la droite italienne

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PHOTO GLORIA IMBROGNO/NURPHOTO VIA AFP
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C’est un dénouement qui avait été longuement pronostiqué par les instituts de sondages italiens. Désormais, il s’est concrétisé dans les urnes.

Lundi 13 juin, au lendemain du premier tour des municipales, Giorgia Meloni peut se féliciter. Son objectif (inavoué) a été rempli : le parti qu’elle préside, Fratelli d’Italia, a doublé la Ligue de l’ancien ministre de l’Intérieur Matteo Salvini en nombre de voix. Cette formation de droite souverainiste, seule force politique majeure opposée au gouvernement d’unité nationale de Mario Draghi, est désormais le premier parti dans les rangs des conservateurs. Une petite révolution pour la politique italienne – longuement dominée par Salvini – que la presse transalpine a amplement commentée.

“Salvini s’est retrouvé dans un cauchemar”

La Repubblica, par exemple, quotidien emblématique du centre gauche, parle d’un “Matteo Salvini qui s’est retrouvé dans un cauchemar”. “Il a perdu son leadership de la coalition de droite”, constate le journal romain, qui prend un malin plaisir à énumérer les chiffres de cette déroute :

Dans 22 des 26 communes les plus grandes qui ont voté, la Ligue est derrière Fratelli d’Italia. Le parti de Salvini est devancé à Gênes et à Vérone, comme en Toscane, et essuie une véritable débâcle dans le Sud. Personne dans le parti n’imaginait un exploit lors de ce vote, mais personne ne s’attendait à une chute de cette ampleur. Sauf quelques rares exceptions, la Ligue est constamment au-dessous des 10 % dans les communes de plus de 15 000 habitants.”

Une contre-performance particulièrement douloureuse dans le nord du pays, historiquement acquis à la Ligue, qui semble lui aussi préférer Meloni à Salvini désormais.

La droite a été chamboulée, mais la droite reste victorieuse, revendique de son côté l’hebdomadaire milanais Panorama, qui préfère souligner les succès électoraux de la coalition conservatrice plutôt que les rivalités internes qui l’agitent : “À Gênes, à Palerme, à L’Aquila, le centre droit gagne au premier tour, et il est devant dans d’autres villes plus petites, écrit le média conservateur, et cela démontre que l’électorat ne demande qu’une chose : la fin des conflits internes. Ensemble, Salvini et Meloni peuvent vaincre le centre gauche.”

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