« En matière de viol, nous, les victimes, on prend perpétuité »

Propos recueillis par Julie Bossart

INTERVIEW - Claudine Cordani est la première mineure à avoir refusé le huis clos à ses violeurs. Cette féministe et ex-journaliste l’évoque dans son premier livre, où elle raconte surtout comment la justice et ceux qui la font l’ont aidée à rester à debout et à « ne pas gâcher [s]a vie »

« Une sale histoire, qui s’est joliment terminée aux assises de Paris. » Dans La Justice dans la peau, Claudine Cordani revient sur le viol en réunion dont elle a été victime le 2 février 1984. Ce soir-là, la jeune fille de 17 ans, qui rentrait chez elle à pied dans le 19e arrondissement de Paris, a été abordée par deux hommes, qui l’ont kidnappée, torturée et violée. Elle aurait pu y passer. Mais elle a survécu, est devenue la première mineure à demander la levée du huis clos lors du procès de ses agresseurs aux assises, un an plus tard, et a « décidé de vivre le meilleur pour que ce ne soit pas une vie gâchée de plus ».

Comment, grâce à qui ? C’est ce que cette féministe de la première heure, activiste et ex-journaliste, explique dans son premier ouvrage autoédité chez Bookelis.com. Ce dernier mêle, dans la forme, autobiographie et travail journalistique. Et, dans le fond, un message d’espoir à l’attention de toutes les victimes de violences : « La justice peut être efficace », dit-elle à 20 Minutes, non sans préciser : « A partir du moment où on lui en donne les moyens. »

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