La matière noire est-elle formée de trous noirs et de bébés univers ?

Laurent Sacco, Journaliste
·2 min de lecture

Il y a 5 ans, était célébré le centenaire de la découverte des équations finales de la théorie de la relativité générale et l'on découvrait directement sur Terre pour la première fois les ondes gravitationnelles prédites par cette théorie. Leur étude — ainsi que l’obtention de la première image de l’ombre de l’horizon de ce qui semble bel et bien être un trou noir supermassif décrit par les équations d’Einstein, M87* — a renforcé la conviction que des trous noirs se formaient bien dans le cosmos observable.

Les héritiers d’Einstein qui ont exploré la physique de ces objets ont donc fort justement reçu le prix Nobel de physique, d’abord Kip Thorne, ensuite Roger Penrose. Stephen Hawking aurait sans aucun doute mérité d’en faire partie mais il s'est éteint trop tôt, tout comme Robert Brout, l’un des théoriciens découvreurs du boson de Brout-Englert-Higgs. Il serait logique, dans les années à venir, qu’Alain Brillet et Thibault Damour deviennent eux aussi lauréats du prix Nobel.

Mais, en attendant, bien d’autres conséquences possibles de la théorie relativiste de la gravitation d’Einstein attendent leurs confirmations… ou leurs réfutations car il existe, par exemple, d’autres théories possibles gouvernant la physique d’un espace-temps courbe. On s’interroge ainsi depuis des décennies sur l’existence de trous noirs dits primordiaux laissés par la phase Big Bang de l’Univers.

Mais de quoi s’agit-il exactement ?


Une présentation du télescope japonais Subaru avec son miroir de 8,2 m de diamètre. Il est situé au somment du Mauna Kea sur l'île d'Hawaï. © National Astronomical Observatory of Japan

Des trous noirs primordiaux microscopiques et macroscopiques

Dans le cadre des modèles cosmologiques relativistes hérités notamment des travaux de Georges Lemaître, la densité « initiale » de l'Univers observable devait être très grande. Si l'on en croit les équations tentant de décrire l'état de la matière et du champ de gravitation proche de la singularité cosmologique initiale en...

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