Match OL-OM : Maracineanu appelle les clubs à "ne plus se cacher"

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Lors de la rencontre Lyon-Marseille, Dimitri Payet a été touché à la tête par une bouteille d’eau pleine. C'est la deuxième fois depuis le début de la saison.

SPORT - “Il faut que ça s’arrête”. Roxana Maracineanu a réagi à l’agression du capitaine olympien Dimitri Payet le dimanche 21 novembre lors de la rencontre OL-OM. Le milieu de terrain a été touché à la tête par une bouteille d’eau pleine lancée depuis le virage Nord du Groupama Stadium de Lyon, dès les premières minutes du match comptant pour la 14e journée de Ligue 1.

La rencontre a été interrompue par l’arbitre Ruddy Buquet et les deux équipes sont rentrées aux vestiaires, alors que Dimitri Payet se faisait soigner sur le terrain. Après une première annonce de reprise du jeu, une seconde a entériné l’arrêt définitif du jeu. Le milieu de terrain réunionnais avait déjà été touché par une bouteille lors d’un match à Nice en tout début de saison, au mois d’août. 

Peu de temps après, la ministre déléguée chargée des Sports, Roxana Maracineanu, a réagi sur Twitter, apportant son “soutien total” à Dimitri Payet et appelant à ce que de tels actes entraînent “a minima” l’arrêt automatique des matchs. “Il faut des sanctions et une prise de conscience, générale, immédiate et radicale de tous les acteurs du football”, a-t-elle ajouté. 

Ce lundi matin sur Franceinfo, la ministre est revenue sur l’incident, dénonçant un geste “inadmissible”. “Il est intolérable qu’on puisse s’en prendre aux acteurs du jeu en les agressant de cette manière”.

Elle s’en est également prise aux dirigeants du football, les invitant à “arrêter de se cacher derrière leur petit doigt”. “Il faut arrêter de se renvoyer constamment la balle, comme cela a été même le cas hier soir au moment de prendre des décisions. Il faut arriver à mettre tout sur la table, c’est la sixième agression aujourd’hui dans le monde du football, il faut que ça s’arrête [...] C’est la survie du football français qui est en jeu”, a-t-elle alerté. 

“La Ligue devra certainement clarifier son règlement pour qu’un tel acte d’agression sur un acteur du jeu entraîne un arrêt automatique du match. Sans prise de conscience immédiate et radicale des clubs pour garantir la sécurité sur la pelouse et dans les tribunes, nous allons dans le mur”, a ajouté la ministre sur Franceinfo, qui s’est dite “favorable à des sanctions individuelles”. 

Le président lyonnais Jean-Michel Aulas s’est dit “catastrophé” par cet incident, causé par un “individu seul”, mais a montré son agacement de voir le match arrêté. Il a souligné que c’était “Marseille qui ne voulait pas reprendre”. “On a demandé qu’il y ait un constat précis des dégâts, parce que c’est malheureux, mais ce n’est pas non plus quelque chose qui doit être sanctionné directement sur place, il y a des commissions pour ça”. 

La “dérive” du football en France

La députée de la majorité Aurore Bergé (LREM) a de son côté souhaité sur France 2 “qu’il y ait des mesures extrêmement fermes, parce que si on ne veut pas que les matches se finissent à huis clos ou qu’il y ait des interdictions de stade généralisées, alors ça veut dire que les clubs doivent clairement prendre leurs dispositions”.

Le candidat à la primaire des Républicains Xavier Bertrand a également réclamé “des sanctions”. “On ne peut pas avoir la dérive en France de ce sport formidable, si populaire, comme on a pu connaître en Angleterre à une époque. Ils ont pris des mesures, et aujourd’hui l’ordre est revenu”, a affirmé le président des Hauts-de-France.

Deux hommes en garde à vue

Deux hommes se trouvaient toujours en garde à vue lundi matin à Lyon après le jet de bouteille. Quatre personnes avaient été interpellées dimanche soir après le coup d’envoi, selon une première source policière.

L’auteur présumé du jet de bouteille sur milieu de terrain de Marseille Dimitri Payet, âgé de 32 ans, était toujours en garde à vue lundi matin pour “violence avec arme par destination dans une enceinte sportive”, ainsi qu’un jeune homme de 17 ans pour usage de fumigène.

Deux jeunes hommes de 18 ans, arrêtés pour usage de fumigènes, ont quant à eux été relâchés quelques heures plus tard, a précisé une autre source policière.

À voir également sur Le HuffPost : L’appel au calme de Dimitri Payet avant OM-PSG

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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