La masse de nos chromosomes a été mesurée pour première fois

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Pour la première fois, une équipe est parvenue à calculer la masse des chromosomes contenus dans nos cellules.

Les chromosomes ont été découverts au 19e siècle et pourtant, on vient à peine de découvrir combien ils pèsent. Pour la première fois, une équipe de chercheurs a pu mesurer la masse des chromosomes humains. Nous possédons en tout 23 paires de chromosomes (donc 46 en tout), dont 22 paires de chromosomes homologues (numérotés de 1 à 22) et une paire de chromosomes sexuels. Nos paires de chromosomes contiennent tout notre ADN et portent toutes nos informations génétiques. Une équipe de chercheurs anglais de l'University College de Londres (UCL) est parvenue, grâce à une technique de pointe, à chiffrer la masse de nos chromosomes. Les résultats ont été publiés dans la revue spécialisée .

Où se trouve l'information génétique dans notre corps ?

Le corps humain est constitué de milliards de cellules. L'information génétique se trouve dans le noyau de ces cellules. Dans le noyau, l'information génétique est contenue dans nos chromosomes. Ces derniers sont composés d'ADN, formé de deux brins enroulés l'un autour de l'autre pour former une double hélice. Les chromosomes portent nos gènes, au nombre de 25.000 environ. L’information génétique est répartie sur les 46 chromosomes (23 paires). Pour chaque paire, il y a un chromosome d’origine paternelle et un chromosome d’origine maternelle.

Des lymphocytes passés au synchrotron

Les chercheurs se sont servis d'un accélérateur de particules, le synchrotron national anglais (aussi appelé le Diamond Light Source) et de ses puissants rayons X. Lorsque les rayons passent au travers des chromosomes, ils permettent aux scientifiques de créer des reconstructions 3D en haute-définition des chromosomes. "Cette technologie, appelée la ptychographie, repose sur un algorithme. Sa caractéristique clé est qu'il mesure très précisément le déphasage des rayons X traversant les chromosomes - c'est ainsi que nous obtenons les masses", explique à Sciences et Avenir Ian Robinson, biophysicien et professeur à l'University College de Londres (UC[...]

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