"Des masques et pas de contact, le théâtre est la seule respiration vitale" : le metteur en scène Julien Gelas se félicite de la Semaine d’art en Avignon

Sophie Jouve
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Le metteur en scène Julien Gelas transpose la nouvelle de Maupassant Le Horla dans notre monde en pleine mutation où le virtuel prend tant d’importance. Le narrateur, victime d’un prédateur invisible dans l'oeuvre originale, devient ici un directeur de start-up qui cherche le savoir absolu à travers l’intelligence artificielle et qui, peu à peu, voit toutes ses certitudes s’évanouir : est-il sous l’emprise de son avatar ou est-il en train de devenir fou ? Cette version contemporaine du Horla, tout en étant fidèle à l’esprit de Maupassant, fonctionne et questionne. Rencontre avec Julien Gelas qui se félicite de la tenue de la Semaine d’art en Avignon.

Franceinfo Culture : cette Semaine d’art en Avignon a rassemblé sous la même bannière le festival In, dirigé par Olivier Py, et les théâtres permanents, dont le vôtre. C’était important ?

Julien Gelas : pour nous ça a été un motif de joie, de reconquête. Nous avons été privés de notre festival d’Avignon, notre bébé, notre moment de bonheur absolu, qui nous permet de tenir toute l’année. Nous, théâtres permanents, avec le festival In, on s’est dit qu’il fallait trouver une réponse à ça, une sorte de pansement. On a dû encaisser un couvre-feu au milieu, mais le public est là. Les gens se pressent, il y a une résistance. C’est un symbole aussi, car la Semaine d’art remonte à l’après-guerre lorsque Jean Vilar a voulu ramener de la joie après le désastre. C’est un peu là où on en est (...)

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