Martine Storti : "L’universalité de la domination masculine exige un féminisme universel"

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Martine Sorti, ex-enseignante de philosophie, est journaliste et écrivaine. Après "Le Féminisme à l’épreuve de la géopolitique" (éditions iXe, 2012) et "Sortir du manichéisme, des roses et du chocolat" (2016), elle publie "Pour un féminisme universel" aux éditions du Seuil.

Marianne : Un " féminisme blanc " est parfois pointé comme adversaire par des féministes actuelles. Certaines femmes sont-elles en effet, du fait de leur origine ou de leur couleur de peau, exclues du féminisme des Olympe de Gouges ou Simone de Beauvoir ?Martine Sorti : Bien sûr qu’elles ne le sont pas. En d’autres temps le féminisme était qualifié de " bourgeois " en particulier par les partis communistes. Ce qualificatif avait pour fonction de détourner les femmes de la classe ouvrière du féminisme, y compris sur des revendications comme la libéralisation de l’avortement. Il faut se souvenir de Jeannette Thorez-Vermeersch affirmant : " Le birth control la maternité volontaire, est un leurre pour les masses populaires, mais c’est une arme entre les mains de la bourgeoisie contre les lois sociales. " Et demandant : " Depuis quand les femmes travailleuses réclameraient le droit d’accéder aux vices de la bourgeoisie ? Jamais. "Eh bien le fonctionnement est du même ordre avec le féminisme lorsqu’il est qualifié de " blanc " pour détourner certaines femmes de ce qui devrait être leur combat prioritaire, celui contre le racisme. La lutte contre le patriarcat est alors présentée à la fois comme une...

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