Martín Vizcarra, le président péruvien déchu, reste soutenu par la rue

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Jamais depuis des années, le Pérou n'avait connu de telles ­manifestations. Et, une fois n'est pas coutume, ce n'est pas pour ­demander le départ du chef de l'État que les foules envahissent chaque soir depuis le début de la semaine les rues de Lima, mais pour réclamer son retour. Lundi, Martín Vizcarra, 57 ans, a été destitué par le Parlement pour "incapacité morale permanente". Les ­députés, qui ont désigné le ­président du Congrès, Manuel ­Merino, pour le remplacer, ­l'accusent d'avoir reçu 600.000 dollars de pots-de-vin en 2014 en échange de contrats de travaux publics lorsqu'il était gouverneur de la région de ­Moquegua (Sud).

Une destitution en forme de règlement de comptes?

Arrivé au pouvoir en 2018, ­Vizcarra nie catégoriquement les faits. Son parcours plaide plutôt en sa faveur. Durant ses deux ans et demi de mandat, celui qui n'avait pas d'affiliation partisane a fait de la lutte anticorruption une priorité.

D'importantes manifestations ont encore lieu samedi soir à Lima.
D'importantes manifestations ont encore lieu samedi soir à Lima.

D'importantes manifestations ont encore lieu samedi soir à Lima.

(Reuters) ...
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